Teddy Rist, notre philanthrope américain, retourne sur le lieu de sa révélation, dans la ville de Kujama, au Niger. C’est là, en effet, que le milliardaire a rencontré, selon l’expression consacrée, son « Chemin de Damas ». Teddy Rist, le capitaliste égoïste, est devenu Teddy, le « bon samaritain », qui aide les faibles et les démunis.
Dans le but d’assister la population locale, l’homme d’affaires érige une raffinerie de pétrole. Cette initiative n’enchante guère Jonathan Bankole, un rebelle du crû, qui ne supporte pas l’ingérence de ce « chien d’Américain » dans les affaires internes de la région. En représailles, il kidnappe le Docteur Chima Balo, une amie qui avait soigné le nabab dans le pilote de la série. Bankole demande en échange de sa libération, une rançon au montant astronomique, que Teddy Rist, lui-même, devra négocier avec le représentant du gouvernement nigérien.
Inutile de préciser que ce dernier ne voudra d’abord rien entendre, avant de lâcher prise et de revenir sur sa décision. Le téléspectateur apprend, en même temps que notre héros, que le géniteur de l’enfant du Docteur Chima Balo, n’est autre que le révolutionnaire. L’enlèvement du médecin n’était qu’un stratagème pour soutirer au pouvoir en place une somme d’argent importante. L’imposant pécule – et le rebelle s’y engage par écrit – servira, notamment, à la construction d’infrastructures locales.
Quand Teddy Rist découvre le pot aux roses, il perd de sa superbe et tance vertement l’amie africaine à qui il avait offert, en préambule, un magnifique bracelet en gage d’attachement. Par une sorte de justice immanente, les deux vils individus seront punis de leur félonie perpétrée à l’égard du philanthrope. Le premier y laisse la vie – il est égorgé par son fidèle lieutenant, qui le trahi à son tour ; la seconde voit mourir son compagnon et le père de son enfant à naître. Sans compter, et c’est cela le plus important, qu’elle perd un précieux ami au compte en banque bien garni !
Teddy Rist, qui l’a vraiment mauvaise, réitère son serment d'amitié envers Philip Maidstone et sa petite famille, composée de son épouse, Olivia et leur jeune fils, Terry. L'épisode permet de découvrir une nouvelle facette de la personnalité du philanthrope, qui n’est pas qu'amour et compassion. Le téléspectateur attendait ce moment avec impatience car les actes univoques du philanthrope agaçaient légèrement.
Comme le lecteur l’aura compris, ce quatrième épisode de « The Philanthropist » est placé sous le signe de la trahison - ainsi que de l'alcool, expédient qui permet, sinon de résoudre les peines, du moins de les atténuer. Teddy Rist noie son dépit dans la boisson et il en est de même pour son associé, Philip Maidstone, auquel la série accorde enfin une place plus importante. Même si ce dernier est souvent excédé par le comportement irresponsable de Teddy Rist, il accomplit, par mimétisme, un acte philanthropique de proximité, moins dangereux et onéreux. Il aide un ami barman, en prenant sous son aile, son fils adolescent.
L'épisode, qui dans son ensemble est beaucoup moins palpitant que les précédents, révèle son potentiel vers la toute fin de l’histoire. Du fait, que deux intrigues sont développées en parallèle, « Nigeria (Part 2) » possède une fâcheuse tendance à la dispersion. Mais la résolution des deux conflits converge vers une morale unique.
Pas de voix élogieuse, cette fois-ci, pour accomplir le panégyrique du protagoniste. Il est vrai que dans cet épisode, notre philanthrope - d’habitude quelque peu présomptueux - décide de faire profil bas.
Teddy Rist retire une leçon importante de son expérience nigérienne. Il n’est pas nécessaire de parcourir le globe terrestre en tout sens pour aider son prochain et faire le bien. Maintenant que notre philanthrope a intégré cet état de fait, la série dans laquelle il évolue va-t-elle arrêter ? Ne rêvons quand même pas !
vendredi 17 juillet 2009
« The Philanthropist » : « Nigeria (Part 2) » (1x04)
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