samedi 24 octobre 2009

« White Collar » : « Pilote »


En pleine mission délicate, Peter Burke - un agent du FBI spécialisé dans la délinquance en col blanc - apprend de la bouche de son assistante que Neal Caffrey - un escroc qu’il a traqué trois ans auparavant - vient de se faire la belle. Le policier retrouve rapidement le fugitif dans l’appartement - désormais vide - qu’il partageait avec sa compagne. Dévasté par la désertion de Kate Moreau, l’escroc propose au policier une alliance contre-nature ; sa précieuse aide pour retrouver la trace d’un énigmatique faussaire - le « Hollandais » - contre sa liberté sous-surveillance. Las d’être entouré par des adjoints diplômés - mais incompétents - l’agent Peter Burke accepte la proposition atypique.


Nouveau « show » diffusé sur « USA Network », « White Collar » porte les stigmates de certains programmes qui ont fait le succès de la chaîne ; je pense à « Burn Notice » ou au plus récent « Royal Pains ». Cette série, créée par Jeff Eastin, mélange avec brio ambiance « glamour » du banditisme cérébral et enquêtes légères mais captivantes. Tout comme ses pairs des deux séries susmentionnées, Neal Caffrey possède les atouts de la beauté, de la jeunesse et de la débrouillardise. Son désormais acolyte l’agent Peter Burke endosse le rôle du faire-valoir légèrement encrouté. « White Collar » bénéficie d’un pilote qui rappelle la touche de Jace Alexander, le réalisateur attitré de la chaîne : caméra nerveuse, sens des effets soignés et efficaces, etc. Son intrigue est claire et linéaire et ses personnages - plutôt lisses en apparences - comportent des facettes sombres.

Hélas, si les trente premières minutes se laissent agréablement visionner, la lassitude pointe le bout de son nez, au cours de la deuxième partie ! S’il comprend de nombreux rebondissements scénaristiques, le pilote pêche par un manque de scènes d’actions. Histoire de tirer le téléspectateur d’une torpeur relative, les deux protagonistes - en excellente forme physique - pourraient se fendre de quelques péripéties. Heureusement, l’humour n’est pas absent du scénario et il soutire quelques sourires. La preuve en est cette scène dans laquelle l’agent Burke amène son prisonnier en liberté conditionnelle dans un hôtel miteux avec clochard, prostituée et mouches virevoltantes à la réception. Pire que l’univers carcéral auquel Neal Caffrey vient d’échapper !

Titiller par l’envie de retrouver sa belle, qui a quitté New-York - le cadre de l’action - pour la Californie, le sémillant artiste de l’évasion est tenté de voler de ses propres ailes et d’échapper à la surveillance de son sympathique cerbère. A cette occasion, la série peut s’envoler vers des sommets de virtuosité qui, ainsi, la dynamiserait.

Pour terminer cette notule, un mot sur le casting de « White Collar ». Hormis l’insipide Matt Bomer - alias Neal Caffrey - on retrouve avec plaisir Tim DeKay (Peter Burke), l’acteur qui interprétait Clayton « Jonesy » Jones dans la série « Carnivàle » et Willie Garson, qui joue ici un allié du délinquant. Du côté de la distribution féminine - plutôt en retrait, d’ailleurs - la toujours rondouillette Tiffani Thiessen (« Sauvés par le gong » et « Beverly Hills 90210 ») est l’épouse de l’agent du FBI et Marsha Thomason (« Easy Money ») joue sa collègue.

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