Comme son intitulé l'indique, l'intrigue de cette nouvelle série « NBC » évolue autour d'une famille composée de membres hétéroclites, mais soudées qui demeurent à Berkeley, en Californie. Frères et soeur, gendre et bru, ainsi que leurs progénitures naviguent autour du pilier parental, composé de Camille et de Zeek Braverman, un patriarche particulièrement inquisiteur.
En provenance de Fresno, Sarah - la cadette de la fratrie - s'est extirpée d'un mariage désastreux et – accompagnée de son duo d'adolescents – se réfugie au sein de cet oasis d'amour et d'entraide. Afin de nourrir l'histoire, les Braverman attirent les problèmes, comme les paratonnerres la foudre. Mais aucune difficulté – aussi insurmontable soit-elle - ne résiste à la cohésion et à la persévérance du solide noyau familial.
Ainsi, Adam Braverman – le frère ainé – est confronté à un problème mineur – la chasse à l'opossum importun – et en compagnie de Kristina, son épouse, affrontent le diagnostic désormais certifié que Max - leur fils âgé de huit ans - souffre du syndrome d'Asperger. En traquant nuitamment le marsupial (dont la présence est à la mode actuellement – voire dernier épisode de « Parks and Recreation », diffusée sur la même chaîne), Adam découvre un sachet de marijuana, qui appartient à Haddie, sa fille de quinze ans.
Crosby, le benjamin, est tiraillé entre Katie - sa compagne actuelle – et Jasmine Trussell – un amour de jeunesse, dont il a appris – au cours du pilote – qu'elle lui a donné un garçon, Jabbar.
Sarah constitue une proie de choix pour le malheur, qui s'acharne sur elle. En dépit de l'aide que lui apportent son frère et son père, la jeune femme ne décroche pas l'emploi de conceptrice graphique auquel elle a postulé. De plus, Drew – son adolescente à problème – est rétrogradée d'une classe, à cause des mauvais résultats scolaires, obtenus dans son établissement précédent.
Julia Braverman-Graham lutte contre Racquel, une mère de famille sexy, qui tourne, avec un peu trop d'insistance autour de son séduisant époux, également père au foyer. Cette dernière utilise la présence de sa fille - une camarade de classe de Sydney Graham - pour faire de l'entrisme dans la demeure du couple d'inséparables amoureux.
Jason Katims - le « showrunner » de la série – ainsi que les producteurs (dont Ron Howard et Brian Grazer) décident de jouer à fond la carte de l'agitation perpétuelle. Ils imaginent, ainsi, moderniser le ton de leur programme et lui apporter une vivacité efficace. Hélas, cette orientation malencontreuse conduit la série à une hystérie généralisée, qui se traduit - « in fine » par une irritation de la part du téléspectateur. A certains moments, elle le conduit même à la limite de la céphalée.
Si les responsables du « show » s'entêtent à s'orienter dans cette direction - et à offrir une ambiance digne d'un asile d'aliénés - je doute fort que « Parenthood (2010) » rencontre davantage de succès que la série éponyme, produite deux décennies auparavant. S'il est imprudent de confondre « vitesse et précipitation », il est tout autant préjudiciable de mélanger « vaine excitation et intrigue solide ». D'autant plus que ce mauvais calcul n'empêche pas le téléspectateur de décrocher de nombreux bâillements d'ennuis !
dimanche 14 mars 2010
« Parenthood » : « Man vs. Possum » (1x02)
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