« Parenthood » est une conviviale série chorale, diffusée sur les antennes de la chaîne « NBC ». Elle continue d'explorer les relations qui unissent les Braverman, une famille soudée, autour du couple de patriarches. Si Zeek et Camille – piliers accessoires de la tribu – sont quasiment absents de cet épisode - l'intrigue se focalise davantage sur le reste de la fratrie.
Une fois n'est pas coutume, Sarah Braverman – malheureuse divorcée et serveuse de son état – trouve un appui inespéré en la personne d'un professeur de langue anglaise. L'enseignant développe pour la « brebis galeuse » de la famille une attraction manifeste. Amber Holt – Fidèle à son image d'adolescente rebelle et impudente – a éhontément plagié la dissertation que sa mère avait rendu, à l'époque où elle fréquentait le lycée. Du coup, Amber récolte pour la rédaction de « The Sound and the Fury » - roman ardu de l'auteur américain William Faulkner – une excellente note. Lorsque Sarah s'aperçoit du subterfuge, elle admoneste sa fille et s'en excuse auprès de l'enseignant.
De son côté, Drew Holt – pendant taciturne et impassible de sa sœur Amber – pense trouver en la personne d'Adam Braverman - son oncle impavide - un père de substitution. Hélas, préoccupé par la maladie d'Asperger dont souffre Max – son fils de huit ans – le frère ainé des Braverman a d'autres chats à fouetter. D'avantage focalisé sur ses problèmes familiaux, l'homme d'affaires annule un entraînement de base-ball - prévu de longue date. Cette défection intempestive déclenche le désarroi du jeune homme.
Devant les conseils de Julia Braverman-Graham – sa soeur avocate - Crosby Braverman demande à Jasmine Trussell - un amour de jeunesse – de faire subir à Jabbar – leur fils « putatif » - un test ADN. L'ingénieur du son insouciant veut s'assurer que le garçon est bien issu de sa conception.
Dans ce maelström familial que traverse l'immense majorité des Braverman, seuls le couple formé de Julia et de Joel Graham - son compagnon pantouflard – bénéficient de l'accalmie d'un ciel clément. L'unique problème que traverse Sydney Graham - leur fille de cinq ans - concerne un anodin accrochage amical, qu'elle rencontre avec une relation scolaire. Sa copine veut absolument endosser le rôle de princesse, que convoite également la fille des Braverman-Graham.
Si les Braverman – en dépit des imbroglios notoires qui bouleversent leur existence – maintiennent, relativement droite, la barre du navire familial, Steve Williams - le petit-ami de Haddie Braverman – tel un animal chafouin – représente l'élément perturbateur, à même de mettre à mal la cohésion du groupe. Heureusement, Adam surveille le comportement du garçon, comme le lait sur le feu !
Moins « niaiseuse » que « Life Unexpected » - une production diffusée sur « The CW » - « Parenthood » peut assurer le bonheur des téléspectateurs, amoureux de ce genre de fresques familiales modernes. Si l'environnement dans lequel évoluent les membres de la famille Braverman peut s'avérer chaleureux et protecteur, il se révèle – à maintes effets - terriblement suffocant. En effet, tout le monde est à l'écoute – voire à l'affut – du moindre problème des autres. M'est avis – comme c'est le cas avec Steve Williams - que ce microcosme - légèrement oppressant - devrait s'ouvrir à des éléments extérieurs, histoire d'aérer la trame narrative de l'intrigue.
lundi 5 avril 2010
« Parenthood » : « The Situation » (1x05)
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