La célébration d'un service funéraire est une activité qui faisait cruellement défaut au « curriculum vitæ » de « Party Down », l'équipe de restauration qu'animent les protagonistes de cette série « Starz ». Avec « James Ellison Funeral », l'oubli est dorénavant réparé ! De plus, Henry Pollard – le manager - et son quintet d'employés interviennent aux cours des obsèques d'un homme d'affaires afro-américain. L'affliction dont fait preuve - à son égard - sa famille et ses proches démontre que l'individu était fort apprécié au sein de sa communauté.
Fidèles aux déplorables habitudes qui composent leur personnalité intrinsèque, les membres de « Party Down » sont tiraillées entre une épouse éplorée - mais compatissante aux lubies des serveurs, d'une fille et de son époux, acerbes et désobligeants et d'un septuagénaire facétieux, qui s'amuse à endosser le rôle d'un authentique « bluesman ».
La présence de l'individu permet d'invoquer – au travers du scénario - les inévitables clichés ayant trait à la communauté noire ; les affres de l'esclavage, que - déracinée et martyrisée - cette dernière a endurés ne sont pas des moindres ! Ainsi, Kyle Bradway devient le dindon d'une farce, orchestrée par le guitariste. Egalement musicien, le blond et insipide acteur demande à ce dernier de lui inculquer des conseils à même d'intégrer cette musique spécifique, âme d'un peuple opprimé ! Quand – en privé – « l'honorable » monsieur lui demande sa ceinture, Kyle s'imagine qu'il va le fouetter, car - en ce qui le concerne – nul ne peut expérimenter le « Blues », sans faire l'expérience de la souffrance et de l'humiliation. Devant ses amis hilares, le mystificateur oblige même le serveur à se transformer en cireur de chaussures.
Mais la cérémonie – qui se déroule de manière relativement paisible – est perturbée par l'intervention d’une jeune femme blanche. Hystérique, elle est accompagnée de Walter, son fils métis, qu'elle prétend né des amours extraconjugaux de feu James Ellison. Si la veuve – ainsi que sa fille - se montre d'abord dubitative, le libertinage du trépassé devient évident quand – durant l'épilogue - une asiatique se présente également à la cérémonie, en compagnie de son enfant.
Davantage réussie que celle de ses confrères de cette deuxième saison, l'intrigue du présent rendez-vous distille un humour qui oscille gentiment entre farces macabres et plaisanteries acérées. Cela n'empêche pas la trame narrative et les événements qui s'y déroulent de trainer des « pieds », à la manière d'un « chain gang ». La psychologie des personnages étant ce qu'elle est, Roman DeBeers se montre toujours aussi « docte » et pompeux, Ron Donald sombre dans une déprime qui devient alarmante, Casey Klein est toujours aussi insupportable et offensive, etc. De nouveau, seule Lydia Dunfree – la nouvelle recrue - fait bonne figure au cours de la prestation ; mais son comportement est trop effacé pour qu'elle s'impose réellement au sein du groupe. Aux yeux du téléspectateur, sa présence se révèle – le plus souvent – superfétatoire !
Le retour – en « invitée d’honneur » – de Constance Carmell – la serveuse acrimonieuse de la première saison - devrait pallier à l'insipidité de sa consœur. Le personnage était interprété par l'actrice Jane Lynch, alias l'horrible Sue Sylvester dans la série « Fox », « Glee ».
samedi 15 mai 2010
« Party Down » : « James Ellison Funeral » (2x04)
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