Au cours du nouvel épisode de cette série « Starz », l'équipe de « Party Down » - les « Pieds Nickelés » de la restauration - intervient au domicile de Nick Dicintio pour – comme son titre l'indique – une « nuit d'orgie » ! C'est en tout cas le vœu pieu qu'émet l'hôte bienveillant.
A peine débarque-t-il - en retard - dans les cuisines de la demeure, que Kyle Bradway est apostrophé par Roman DeBeers, son éternel ennemi. Caustique, ce dernier annonce au reste de l'équipe que son collègue apparaît dans « Jumping Boy », un « nanar » paru uniquement sur le marché du « Direct-to-DVD » asiatique. Comme au cours des précédents rendez-vous, l'apprenti scénariste n'a de cesse d'humilier l'acteur débutant, qui ne se laisse guère démonter.
Parmi les serveuses aux seins nus qui jouent – au cours de la soirée – les « statues de sel » - un plateau rempli de canapés entre les mains - Kyle reconnaît une collègue qui est apparue - en sa compagnie - dans un épisode de la série « Gilmore Girls ». Il tente – en vain - de lui faire prendre des vessies pour des lanternes, mais la jeune femme sait – qu'à son image – le « barman » n'est qu'un acteur raté, qui n'effectue sa tâche ingrate que dans l'unique but de payer ses factures.
D'ailleurs, le « leitmotiv » récurrent de la lassitude - liés à des espoirs déçus, qu'aucun individu présent à la fête n'arrive à atteindre - teinte l'intrigue générale de cet épisode. Nick Dicintio presse désespérément ses invités à copuler dans le « baisodrome », qu'il a fait emménager à cet effet ; Ron Donald – l'ancien « manager » des « Party Down » - se plaint d'avoir échouer dans le lancement de sa franchise, « Soup N' Crackers » ; Henry Pollard – son remplaçant fataliste mais consciencieux – se fustige de n'avoir jamais franchi le seuil du tournage d'une publicité pour une bière, dont le slogan - « Are we having fun yet ? » - lui colle à la peau ; Casey Klein – sa petite amie et employée – se plaint qu'il reluque – bien malgré lui - les fesses des serveuses, etc. Quant au personnage - éternellement aigri - de Roman DeBeers, il représente LA frustration incarnée ; toujours obligé de rabrouer son entourage pour pouvoir exister ! Il reprend même son hôte sur la signification et la symbolique du mot « orgie » et lui prodigue des conseils – qu'il imagine éclairés – afin d'arriver à ses fins.
Pour l'instant, seule Lydia Dunfree - la nouvelle recrue qui remplace Constance Carmell et Bobbie St. Brown, les deux serveuses blondes et atypiques de la saison une – est épargnée par ce travers rédhibitoire. Boute-en-train du groupe, elle essaie de raviver – à la main - la passion charnelle que son employeur d'un soir semble avoir perdue à jamais !
Malheureusement, depuis sa reprise en deuxième saison, cette sympathique série - co-créée par Rob Thomas (« Veronica Mars ») - a aussi le plus grand mal à décoller. « Party Down » enchaîne les épisodes au contenu glauque et à la trame narrative poussive. Le thème de la soirée orgiaque et les quelques seins dénudés, qui se baladent dans le cadre de la caméra, font difficilement oublier l'indigence du scénario et sa confusion totale. Le téléspectateur pourrait même citer – en chorus avec les protagonistes de ce rendez-vous nocturne – la célèbre citation extraite du poème de Stéphane Mallarmé : « La chair est triste, hélas ! Et j'ai lu tous les livres ». Dans ce cas, la maxime fonctionne aussi avec les mots « vu » et « séries ».
samedi 8 mai 2010
« Party Down » : « Nick Dicintio's Orgy Night » (2x03)
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