dimanche 28 juin 2009

« HawthoRNe » : « Healing Time » (épisode 2)


De facture beaucoup plus classique que le « Nurse Jackie » de la chaîne « Showtime », « HawthoRNe », série produite par « TNT », se focalise également sur le destin d’une infirmière, noire celle-ci, Christina Hawthorne.

Même si le personnel du « Richmond Trinity Hospital » dans lequel cette infirmière-en-chef travaille est multiethnique, il semblerait que le show soit avant tout destiné à un auditoire noir. En effet, comme je m'étonnais en écrivant la notule concernant le pilote, Christina rencontre beaucoup de patients de couleurs. Les malades blancs reviennent à la blonde Candy Sullivan. Est-ce un parti-pris volontaire, un effet réel de la discrimination positive ou juste une impression de ma part ?

Malheureusement ici, « plus classique » signifie aussi « moins captivant ». Christina Hawthorne ne semble être ce qu'elle parait et l'intrigue ne se focalise pas sur les apparences et les non-dits. « Nurse Christina », à l'inverse de sa collègue new-yorkaise, ne cache pas de squelettes dans son casier, pas plus que de liaisons sexuelles à son mari et pour cause, ce dernier est décédé il y a quelques mois. Le seul paradoxe du personnage réside dans le fait que son époux était blanc et que sa fille, par conséquent, est métisse.

Les infirmières prennent définitivement le pouvoir sur les chaînes américaines et les médecins sont remis à leur place. Dans ce deuxième épisode, deux docteurs demandent à un patient, qui doit être opéré, quelles procédures il préfère choisir. Comme il ne peut se décider, ce dernier met sa vie entre les mains de l’infirmière Hawthorne. Les médecins s’offusquent de son comportement cavalier et lui rappelle que Christina n'est qu'une simple infirmière.

Si vous aimez le genre hospitalier et le monde des blouses blanches, mais que vous n'appréciez pas l'approche virtuose et « arty » du show de la blonde aux yeux bleues, « HawthoRNe » vous est peut-être destiné. A condition, tout de même, d'apprécier certaines de ses orientations. Le programme joue ainsi sur les grosses ficelles de la sensibilité et des émotions faciles et mielleuses. Les actions sont également beaucoup trop appuyées et évidentes, histoire de ne pas égarer le spectateur. L'humour n'est pas absent et il est souvent pince-sans-rire - Christina Hawthorne n'est d'ailleurs jamais en reste pour exceller dans ce domaine - hélas, cela ne suffit pas à rendre la série plus intéressante. « HawthoRNe » est plus proche de la mentalité « nunuche » de « Les Anges du bonheur » que de celle de « Dead Like Me », deux séries du « showrunner » John Masius (même s'il n'a repris que les rênes de la seconde).

Si la ligne scénaristique d'Hawthorne est nettement plus délimitée, car elle est davantage binaire, en ce qui me concerne, je préfère, tout de même, le monde quantique de Jackie Peyton, de son univers qui dérive dans l'éther et dans lequel deux événements antinomiques sont possibles dans le même temps. A chaque « network » son orientation et son public !

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