Le « Pitch » du deuxième épisode de cette série « TNT » est d’une simplicité confondante, histoire de ne pas embrouiller des cerveaux déjà bien embrumés. Pour remplir les quarante-cinq minutes du programme, l’équipe scénaristique brode, comme la bible hollywoodienne de la profession devrait l’interdire.
Notre quatuor de policiers infiltrés, conduite par le ténébreux Carter Shaw, a pour mission de surprendre - en flagrant délit - une vente conséquente d’armes à feu de gros calibres. Elle doit arrêter, par la-même, le « chef » du groupe, un rouquin du nom de Jimmy Boyd.
Ty Curtis, le grand « black » de l’équipe, tient le rôle de la chèvre. Le marché pourrait très bien se conclure en cinq-sept, mais voilà, les trafiquants, et notamment leur chef suspicieux, n’accordent pas aisément leur confiance au premier venu. La preuve que ces gars sont des professionnels. Ty - au lieu de rentrer sagement se coucher à l’hôtel, comme il l’avait promis - rend visite à son épouse, qui fête son anniversaire. Les truands ne sont pas contents, primo parce qu’ils ne supportent pas le mensonge (c’est mal !) et secundo, parce qu’il faut se mettre au lit de bonne heure, sinon le lendemain matin, on se réveille avec le visage tout chiffonné.
Quand les malfaiteurs le convoquent pour lui demander des explications sur cette virée nocturne, Ty est abasourdi par cette requête. Il croit d’abord qu’il s’agit d’une plaisanterie et tourne les talons. Lorsqu’il se retrouve pieds et poings liés au fond d’une cave sombre, il comprend que les autres sont sérieux. Ty invente alors une histoire d’adultère et de mari jaloux. A partir de ce moment, le téléspectateur nage en plein délire et il se demande sérieusement si on ne le prend pas pour un idiot.
Sur la base de ce simple comportement, certes peu chrétien, les revendeurs d’armes vont retenir Ty prisonnier durant tout l’épisode et lui faire subir le test du polygraphe. Jimmy Boyd - et sa bande au complet – vend des armes mortelles et tue le premier venu pour un simple verre d’eau et il s’offusque parce que Ty a couché avec une femme mariée ! Johnny Moosa, un truand à la gueule en lame de couteau, se permet même d’admonester le détenu sur le fait que coucher avec la femme d’un homme marié est une vilaine chose. Vraiment peu crédible !
Le problème de « Dark Blue » ne réside pas tant dans la forme que dans le fond. La série bénéficie d’une ambiance générale très travaillée, mais le scénario pèche par un manque flagrant d’épaisseur, qui lui est préjudiciable.
Comme « Dark Blue » est un « Formula show » typique et peu original, il va suivre un processus identique à tous les épisodes. Ils vont se clôturer par deux échanges : celui de l’appât libéré et celui - inévitable - de coups de feux, avant que les mécréants ne soient arrêtés par les forces de l’ordre. Ici, « Guns, Strippers and Wives » bénéficie d’un ultime sursaut. Johnny Moosa rend visite à l’épouse de Ty pour lui régler son compte, mais ce dernier intervient à point nommé. On ne s’y attendait vraiment pas !
« Dark Blue » est une série lourde comme une volée de chevrotines dans les fesses. Ce deuxième épisode aura littéralement épuisé mes dernières cartouches de patience et de bonne volonté.
mardi 28 juillet 2009
« Dark Blue »: « Guns, Strippers and Wives » (1x02)
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