Donald « Don » Danbury (ou « The Double D » pour les intimes) est l’archétype de ce que les Nord-Américains nomment un « Douchebag », un énergumène stupide et fier de l’être. Il passe le plus clair de son temps à baratiner tout le monde et n’importe qui et à assener, à ses divers auditoires, des propos totalement mensongers.
A presque trente ans, il vit encore chez sa grand-mère, sauf que cette dernière est décédée. Elle lui a léguée sa demeure coquette et son domestique, Eddie Singh, qui reste fidele à la famille. Don partage sa grande maison avec Abby Jones, une jolie institutrice dont il est amoureux et qui loue une chambre à demeure. L’existence serait trop simple si la belle brune le gratifiait en retour de son affection. Il en est évidemment rien. Abby en pince pour Karl Menford, un concurrent que Don déteste cordialement et qu’il à rebaptisé du sobriquet de « cockface ». Figurent également au casting, Monsieur Bitchman, l’avocat conseil de son aïeule et Mademoiselle Treacher, la voisine inquisitrice de Don, que ce dernier – décidément très imaginatif - surnomme « Dickhead ».
Dans « The Field Trip », Don joue perpétuellement des tours pendables à Karl et tente constamment de l’évincer pour prendre sa place auprès d’Abby. Mythomane mais infatué, il feint, auprès de la jeune femme, d’apprécier la présence des enfants. Il accompagne l’enseignante, ainsi que ses élèves, dans une escapade champêtre, bientôt rejoint par son rival. Coincée entre le marteau et l’enclume, la pauvre fille a bien du courage à ne pas prendre la poudre d’escampette.
« How not to live your life » est encore une ineptie télévisuelle « Made in Britain ». Une journaliste anglaise écrivait à propos de la « BBC Three », la chaîne qui produit la série et qui l’accueille sur ses ondes. « Elle possède plus de temps d’antenne qu’elle ne peut décemment en remplir ». A la vision de l’exécrable épisode de ce pitoyable programme, on ne peut que lui donner raison.
Le pilote initial de la série a été filmé et diffusé en septembre 2007. Un an après, ce dernier a été retourné avec des acteurs différents et présenté comme un premier épisode sous le titre « Home Sweet Home ». « The Field Trip » est actuellement disponible sur internet et introduit comme le pilote, alors qu’il s’agit, de toute évidence, de l’épisode deux. Tout ce remue-ménage ne sert qu’à mettre en évidence la médiocrité de cette piètre « sitcom » et des situations qui y sont développées. Le téléspectateur recherche désespérément l’humour que la série se vante de posséder.
Certains aspects de « How not to live your life » rappelle vaguement ceux d’une autre série, étatsunienne celle-ci, à laquelle j’ai consacré un article, « Andy Richter Controls the Universe ». Les ressemblances sont probantes dans les scènes dans lesquels les personnages présentent leur vision alternative et fantasmée de la réalité. Si Andy Richter était un doux rêveur qui imaginait son existence plus qu’il ne la vivait, Donald « Don » Danbury est définitivement à ranger dans la catégorie des fabulateurs détestables.
Si j’avais été indulgent avec le programme américain, en dépit du peu d’attrait qu’il possédait, je serais, en revanche, intraitable avec son équivalent anglais.
La qualité de la série s’est-elle améliorée, entre temps, pour que les producteurs décident de donner leur feu vert au lancement d’une seconde saison ? Si, parait-il, « Les voies du Seigneur sont impénétrables », celles des directeurs de programmes britanniques le sont également !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire