samedi 4 juillet 2009

«Mental »: « Rainy Days » (épisode 1x06)


« Rainy Days » est encore un épisode de « Mental » qui se suit d’un œil morne. En dépit, de la chute vertigineuse qu’enregistre le programme, au niveau des résultats d’audience, le frère et la sœur LeVine, les créateurs du show, ne semblent pas vouloir rectifier le tir. Mais leur manque de talent scénaristique leurs permet-il seulement ?

Le spectateur notera surtout dans cet épisode l’apparition de Willie Garson. Ce sympathique acteur est surtout connu pour son rôle de Stanford Blatch, l’impresario gay dans la série « Sex and the City ». Il interprète ici Leonard Steinberg, un comptable doublé d’un joueur de poker invétéré. Ce dernier est poursuivi par un maffieux asiatique à qui il doit une importante somme d’argent. Comme il ne peut régler ses dettes, sa seule échappatoire réside dans le suicide. Admis au « Wharton Memorial Hospital » de Los Angeles, établissement médical dans lequel le Docteur Jack Gallagher est responsable du service psychiatrique, le patient menace de sauter du toit de l’hôpital. Pour accomplir son acte désespéré, il ne lui manque que le courage de le faire. Le docteur « Mental » vient le secourir à sa façon inimitable, flegme « british »… et sac en papier rempli de succulents sandwichs. Jack Gallagher n’hésite pas à se mouiller pour aider Leonard Steinberg. Il organise dans son bureau une rencontre avec le gangster aux yeux bridés. Il se porte garant du fait que le comptable remboursera ses dettes. Pour empêcher l’accro du poker de retomber dans son vice, il le convainc qu’une malédiction pèse sur lui et qui lui est impossible de gagner aux cartes.


Le choix de l’acteur Willie Garson, pour interpréter le rôle de Leonard Steinberg, n’est pas anodin. Ce chauve à la bouille ronde jouait le rôle du très chanceux Henry Weems dans l’épisode de la série « X-Files », « The Goldberg Variations » (« Chance » dans sa traduction française - saison sept, épisode six). Le généreux Henry Weems avait également maille à partir avec des maffieux, Italiens cette fois-ci, qui le jetaient du haut d’un immeuble. Il se relevait indemne après une chute de plusieurs étages ; cette dernière ayant étant amortie par un container à linge. L’équipe en charge du casting a certainement pensé à lui pour ce rôle en négatif.

Un infirmier noir convie Jack Gallagher à une partie de poker qui a lieu… à son domicile. Il en est le premier étonné. Cela permet aux spectateurs de voir les protagonistes du show évoluer ailleurs que dans leur domaine professionnel. Certains personnages tels que Carl Belle ou Nora Skoff sont carrément absents de l’épisode. Les acteurs qui interprètent leur rôle sont certainement appelés ailleurs, pour des prestations qu’ils espèrent davantage pérennes.

Jack Gallagher n’a plus de nouvelles de sa sœur aphone depuis deux semaines. Déjà dans l’épisode précédent, Rebecca pointait aux abonnés absents. Je savais bien qu’il ne serait pas évident pour son frère de la retrouver en utilisant le procédé saugrenu qu’il avait élaboré dans l’épisode quatre, « Manic at the Disco » (voir critique).

Le deuxième cas traité dans « Rainy Days » concerne une avocate réputée nommée Marcie Crane. A cet effet, le Docteur Gallagher met en scène un audacieux stratagème qu’il scénarise et dans lequel il joue son propre rôle. Ses collègues de travail tiennent les rôles secondaires de cette pièce de théâtre thérapeutique qui va permettre à l’avouée de se débarrasser de ses convictions profondes.

Hélas, ce stratagème narratif - que les auteurs ont imaginé être inventif - ne permet pas de sauver cet épisode poussif et léthargique. Encore un coup d’épée dans l’eau !

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