Les choses sérieuses démarrent enfin avec l’épisode 2 de cette nouvelle série produite par la chaîne « SyFy » (anciennement « Sci Fi Channel »). Après un pilote qui a permis l’installation de la trame générale (présentation des enjeux, découverte des personnages et implantation des décors) et un premier épisode peu convaincant, « Resonance » tient davantage la route.
« Warehouse 13 » se dote aussi d’un générique digne de ce nom qui sied parfaitement aux propos « rétro-futuristes » développés dans la série.
Myka Bering et Peter Lattimer - les deux ex-agents des Services Secrets Américain, nouvellement affectés au « Warehouse 13 » - enquêtent sur un étrange cambriolage de banque, qui s’est déroulé à Chicago. Les armes à feu et les menaces sont remplacées par un simple tourne-disque et des enceintes dissimulées sous un épais manteau. Les images vidéo prises par la caméra de surveillance montrent même les « otages » un sourire béat aux lèvres. Toutes résistance et frayeur ont, en effet, été vaincues par la diffusion d’une musique éthérée aux sonorités évanescentes. La caissière de la banque, qui sera plus tard entendue conjointement par notre duo et par un agent local du FBI très « sexy », déclarera à propos de son étrange expérience musicale, « Je me suis sentie aimée ».
L’agent Peter Lattimer – qui est en fait moins idiot que son physique ne le laisse supposer - reconnait la composition d’un célèbre compositeur, Eric Marsden. Le duo, supervisé à distance par « Artie » Nielsen se lance sur les traces du musicien. Ils sont reçus par une ancienne choriste qui les introduit à un malade prostré, incapable de prendre soin de sa personne et de plus, atteint d’un cancer du foie.
Dépités, les deux agents continuent les investigations qui les mènent vers l’ancien producteur d’Eric Marsden, Jeffrey Canning. Ce dernier a spolié le génial compositeur de ses droits d’auteurs. La fille de l’artiste, qui travaille dans l’environnement de Canning, est l’instigatrice de cette vengeance sonore, dont le but est de redonner à son père une existence décente, mais surtout, l’envie de refaire de la musique.
De son côté, Arthur Nielsen a maille à partir avec un pirate informatique. Il soupçonne l’ex-patron de ses deux agents, Daniel Dickinson, de tirer les ficelles depuis son bureau, à « Washington D.C. ». Il se rend sur place pour se rendre compte que le responsable du FBI est aussi étonné que lui. Son installation n’a servi que de relais au système mis en place par un mystérieux « hacker ».
Étant donné qu’Artie Nielsen est le conservateur du musée le plus extravagant du monde, la série « Warehouse 13 » joue sur l’utilisation d’objets insolites. Ainsi, Peter Lattimer dispute une partie de ping-pong avec son reflet, grâce au célèbre miroir de Lewis Carroll. Arthur Nielsen gèle instantanément Daniel Dickinson, à l’aide d’un appareil photographique révolutionnaire. Un disque inédit provoque chez les auditeurs un sentiment d’euphorie, qui persiste bien longtemps après son écoute.
« Resonance » rappelle un épisode d’une autre série de Chris Carter, « Millennium », « The Sound of Snow ». Le message est ici beaucoup plus positif, car les sonorités ne sont pas utilisées pour nuire, mais pour révéler ce que l’être humain à de meilleur en lui. A la fin de l’histoire, la rigide Myka Bering trouve le courage de reprendre contact avec ses parents. Elle demande à parler à son père, avec qui elle est apparemment en froid.
« Warehouse 13 » hésite encore trop entre le sérieux et l’humour, et je ne suis pas convaincu qu’un cocktail « 50/50 » fonctionne. Si tel est le désir des « showrunners », la série devrait introduire, à la manière des « X-Files », des épisodes légers dans lesquels l’humour aurait la part belle, histoire de faire baisser la tension générale. Les scénaristes devraient aussi se focaliser davantage sur la richesse du contenu que sur la présentation de « gimmicks » scénaristiques.
jeudi 16 juillet 2009
« Warehouse 13 » : « Resonance » (épisode 2)
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