samedi 15 août 2009

« The Goode Family »: « A Goode Man is Hard to Find » (1x13)


Bienvenue dans l’âge adulte pour Ubuntu - le fils adoptif d’Helen et de Gerald Goode - dont les premiers poils poussent sur le visage. Charlie, son grand père réactionnaire, se propose d’assurer son apprentissage d’homme.


Avec des considérations telles que « Les femmes, c’est comme les sous-vêtements, il faut en changer tous les trois jours », on comprend que le couple de libéraux n’a pas particulièrement envie de laisser l’éducation de leur fils entre les mains du vieux monsieur.

Mo et Trish - le couple de lesbiennes, amies des Goode - envisagent d’avoir un nouvel enfant. A cet effet, les deux « viragos » sont à la recherche d’un donneur de sperme au sein de leur relation proche. Helen prend cette proposition pour son mari et le harcèle pour qu’il accepte d’être le futur père de l’enfant. Elle s’en vante à l’avance auprès de son entourage, et plus particulièrement auprès de Margo, qui fulmine à l’idée que son ennemie puisse être plus « politiquement correcte » qu’elle.

Quand les Goode se présentent devant les deux femmes pour leurs annoncer que Gerald accède à leur demande, les lesbiennes se tiennent les côtes. Elles espéraient que le géniteur de leur futur enfant soit beaucoup plus vigoureux que ne l’est Gerald.

Ce dernier se questionne sur sa masculinité, et devant le fait accompli - il ne possède pas les attributs virils nécessaires ; il porte des jeans de femmes et se balade avec une bombe lacrymogène dans sa sacoche à bandoulière - il confie l’éducation d’Ubuntu à Charlie.

Devant la défection et le désespoir de son mari, Helen prend les choses en main. Elle grime ce dernier en « camionneur macho » et retournent auprès du couple de lesbiennes. De plus, elle conseille à Gerald de rejoindre un cercle de joueurs de percussions, comme il était coutume de le faire chez les Indiens Peaux Rouges. Les « mâles » présents dans l’assemblée ne sont pas vraiment des exemples de virilité. Quand trois gaillards d’un cours voisin leurs ordonnent de faire moins de bruit, nos percussionnistes s’exécutent.

Le téléspectateur, qui accompagne « The Goode Family » depuis ses débuts, se doute que Gerald, adepte de la voie du milieu, trouvera le chemin médian entre une personnalité pacifique et effacée et une attitude de phallocrate.

A la fin de l’épisode, il conseille Kevin - l’adolescent de Mo et Trish - sur la manière correcte de se comporter avec les filles. De plus, le père accepte d’assurer le passage à l’âge adulte de son fils à travers la symbolique du premier rasage de son existence.

« A Goode Man is Hard to Find » est donc le dernier épisode des aventures de la famille Goode. La chaîne « ABC » a décidé - au vu de ses taux d’audiences catastrophiques - de ne pas réitérer l’expérience pour une deuxième livraison. Cette série animée, signée Mike Judge (« Beavis and Butt-head », « King of the Hill »), n’a jamais vraiment réussi à s’imposer. Le « showrunner » et son équipe de scénaristes nous à délivrer des épisodes parfois plaisants, mais qui, dans l’ensemble, n’ont jamais atteints des sommets de qualité. De toute façon, il était impossible pour cette gentille famille libérale de rivaliser avec « la famille la plus déjantée d’Amérique », j’ai nommé « The Simpsons ». Si, inconsciemment, les téléspectateurs s’attendaient à cette prouesse, la barre était vraiment trop haut placée ! « The Goode Family » se clôture par un épisode plutôt inventif, histoire de laisser aux téléspectateurs le goût amer de la défaite !

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