lundi 10 août 2009

« Hung »: « Doris Is Dead or Are We Rich or Are We Poor? » (1x06)


En se lançant dans le business du sexe en compagnie de son associée Tanya Skagle, Ray Drecker n’imaginait pas dans quoi il mettait les pieds. S’il pensait que son rôle se cantonnerait à satisfaire des clientes frustrées que sa partenaire lui aurait apporté sur un plateau, tel n’est pas le
cas.

Jemma, la déconcertante femme d’affaires rencontrée précédemment sur une route déserte - et qui lui demandait d’endosser le rôle du gentleman sauveteur - fait de nouveau appel à ses services. Ray Drecker – qui se prénomme aujourd’hui Jim - se rend chez le psychiatre en compagnie de son « épouse », pour une séance de thérapie inattendue durant laquelle il interprète le mari obtus et muet.

Dépassé - dans un premier temps - par les événements, Ray réalise rapidement que ne pas être considéré comme un simple appendice sexuel est gratifiant. De plus, l’argent rentre aisément et pour le simple entraîneur, qui doit rembourser la reconstruction du toit de sa maison ravagé par un incendie, c’est ce qui est le plus important. Sans compter, qu’il s’ajoute aux prestations financières des à-côtés non négligeables.

Si Ray mène la barque des affaires sans aide extérieur, Tanya voit cet affranchissement comme une perte de contrôle de l’entreprise dont elle pense être l’éminence grise et Ray, un semble exécutant. Pendant que le couple savoure un dîner romantique dans un restaurant de luxe, Tanya s’empiffre de « pop-corn », en visionnant « Nanook of the North », l’ancêtre des films documentaires, réalisé par Robert J. Flaherty.

Avec son physique et son apparence anachroniques, Damon - le fils Drecker – semble, quant à lui, tout droit issu d’une bande dessinée de l’illustrateur américain Daniel Clowes. De plus, les œillades dont il gratifie l’associée de son père laissent à penser que l’adolescent n’est pas insensible au charme « vétuste » de Tanya.

Jessica Haxon, l’ex-femme de Ray, apprend - par l’intermédiaire de sa mère qui fouine dans les papiers de son gendre - que ce dernier est frappé de découverts impressionnants. Des placements boursiers irréfléchis ont conduit Ronnie Haxon à perdre une somme d’argent considérable.

Après le long passage à vide durant lequel le sort s’est acharné sur Ray, la chance semble de nouveau lui sourire, sous les traits séduisants et lumineux de la belle et blonde Jemma.

Leur couple est en pleine ascension, alors que celui formé par Jessica et son dermatologue de mari connait la progression inverse. Mais peut-être que pour Ray, « plus dure sera la chute » ! L’inconstante Jemma ne va-t-elle pas se lasser rapidement de la situation et de Ray, Randall ou Jim - quelle que soit l’identité – qu’assume le « coach » de basket-ball ? En côtoyant Jemma, Ray, individu à la mentalité simple et basique, prend soudain conscience de la complexité du genre humain et de sa composante féminine, plus particulièrement.

Poussée par une Jemma avide d’en apprendre plus sur son nouveau compagnon, Ray lui avoue qu’il occupe le poste d’entraîneur de basket-ball dans un lycée de banlieue de la ville de Detroit. Pour faire un aparté, la tentative de transformer également Ray en professeur d’histoire se révèle moins crédible (cf. l’épisode précédent). Au vu de son physique légèrement ahuri, le téléspectateur a du mal à intégrer cette notion. Il serait tout aussi incongru de prétendre qu’Homer Simpson est Docteur en physique nucléaire - « niclaire », pardon !

Au contact de Jemma, Ray est animé par l’irrésistible envie de briller. Alors qu’il se désintéresse totalement du match qui oppose les « Wolves » à leurs adversaires, dès que Jemma pénètre dans l’enceinte du gymnase, Ray se sent pousser des ailes. Il exhorte son équipe à se dépasser, dans le but de prouver à sa cliente qu’il n’est pas qu’une simple « pute », terme peu flatteur que cette dernière a employé pour le qualifier, lors de leur repas en tête-à-tête.

Quand la victoire des « Wolves » retentit, Jemma embrasse Ray passionnément sous les regards incrédules de Tanya et ceux admiratifs - de sa femme Jessica et de ses deux enfants, Darby et Damon.

« Hung » est une des rares séries que j’attends avec impatience chaque semaine, pour les raisons déjà évoquées (format court, rythme enlevé, prestation des acteurs, etc.). Il manque néanmoins une dimension plus profonde à même de la transformer en programme accompli et d’assurer sa pérennité. Dans le cas présent, le côté épuré et bon enfant ne semble pas la prédisposer à perdurer. C’est peut-être cette situation qui a nuit à « The Riches », la série précédente du créateur, Dmitry Lipkin.

Les instances de la chaîne « HBO » me font mentir car, bonne nouvelle pour les aficionados, elles viennent de déclarer tout récemment que le « show » est renouvelé pour une deuxième saison.

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