Alors que je pensais que la venue de Godric, ce vampire bimillénaire, allait sonner l’hallali pour bon nombre de spécimen du genre humain, sa parousie vampirique ressemble davantage au message délivré par son contemporain. Jésus-Christ avait en son temps également établit un programme similaire d’amour et de paix universel, peu suivi par ses semblables.
Sous l’impulsion de Godric, la gente des créatures de la nuit se pacifie. J’allais écrire « s’humanise », mais quand on voit ce dont l’homme est capable de faire à son prochain, le terme n’est pas vraiment approprié. D’ailleurs, cet ordre du jour n’est pas pour plaire à Stan Davis, le lieutenant de Godric au Texas, qui avait déjà « poli les couverts » dans l’attente du grand soir. Du coup, il en est quitte pour « rétracter ses crocs ».
Dans la séquence d’introduction de cet épisode, les messies humain et vampirique sont mis en étroite relation. Eric Northman, le païen, s’agenouille devant Godric, alors qu’au deuxième plan, la caméra découvre la statue en plâtre d’un ange qui adopte la même posture de dévotion devant celle d’un Christ coloré.
Godric, le jeune vampire âgé de deux mille ans, se prénomme également « Godfrey », un terme qui signifie « La paix de Dieu ». Est-ce à dire que les vampires sont considérés comme les créatures de l’Entité suprême, au même titre que les êtres humains ?
Comme dans les épisodes précédents, la camera papillonne d’un protagoniste à un autre. Elle tente désespérément de connecter une intrigue à sa consœur, sans grand succès. Il n’est pas facile dans ces conditions de lier la sauce et d’en faire une concoction consistante. Noyé sous un tapis de personnages épars, « Timebomb » est mortellement ennuyeux et peu inspiré.
Dans une séquence qui se déroule à l’intérieur de la cathédrale de lumière, le shérif du district cinq se livre à la vindicte populaire des membres de la secte chrétienne, pour sauver Sookie Stackhouse et Bill Compton. Le vampire blond est mortifié dans une caricature impie de crucifixion dans laquelle les chaînes en argent remplacent les clous rouillés.
Jessica Hamby, ce petit cochon de lait aux incisives rétractibles et à la libido galopante, découvre qu’elle restera une vierge à jamais, avec les inconvénients physiologiques de la fonction. Quand Hoyt Fortenberry essaie de la pénétrer, il est refroidi dans son élan par le flux menstruel de la jeune femme.
Sam Merlotte découvre le cadavre de Daphne dans la chambre froide de son restaurant, un trou béant barre sa poitrine. La métamorphe a été occis précédemment sur l’ordre de Maryann Forrester. Le cœur que la brune Ménade en a extrait sert d’ingrédient à un soufflé sanglant que l’hôtesse offre à son couple d’invités, Tara Thornton et « Eggs » Benedict Talley. Ils s’en repaissent goulument avant de se livrer à un « remake » de la chanson de Boris Vian, « Johnny fais-moi mal! ».
Un semblant d’intérêt surgit en toute fin d’épisode. L’envieuse Lorena vient refroidir l’ambiance détendue qui règne à l’intérieur de la demeure réquisitionnée par le nouveau seigneur des lieux, Godric. Ardente et opiniâtre, elle vient de nouveau s’enquérir auprès de son ténébreux William de la validité de son éventuel amour. Ce dernier lui avait pourtant signifié clairement, dans une scène antérieure, une fin de non recevoir en lui défonçant lourdement le crâne. Sacrement tenace, la Demoiselle ! Godric mettra le holà définitif en ordonnant – de façon ferme mais polie – à l’importune de quitter la place.
« Timebomb » - épisode bien nommé - se clôture par un « Cliffhanger » dans lequel intervient Luke McDonald. Cet adepte de la secte de la « Lumière du Jour » ouvre sa veste sur une élégante ceinture de bombes du plus grand chic. Un détonateur à la main, il est prêt à faire exploser la charmante assemblée des vampires et de leurs adeptes humains réunis.
« True Blood » - la série vampirique « HBO» - est juste un peu moins conne que celle de « The CW », « The Vampire Diaries », dont j’ai visionné l’affligeant « extented trailer teaser » très récemment.
lundi 10 août 2009
« True Blood » : « Timebomb » (2x08)
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