Il y a des jours avec et des jours sans ! Pour Ray Drecker, professeur d’histoire et entraineur de basketball, qui vit également de ses charmes, aujourd’hui est vraiment un jour sans.
Ray pensait avoir enfin trouvé en la personne de Jemma, une magnifique cliente au comportement ambivalent, une âme sœur a qui se raccrocher dans une vie où tout fout le camp. A l’arrivée, il en est quitte pour récolter des blessures au cœur et une gueule de bois.
Déboussolé, Ray cherche désespérément des réponses dans son entourage. Chez Jessica Haxon, tout d’abord, son ex-épouse, qui dans l’épisode précédent, l’invitait à diner en compagnie de sa blonde compagne. A la fin du repas, Ray rejoint Ron, le mari de Jessica, à la cuisine et lui demande comment des individus de son acabit se débrouillent pour subtiliser à des hommes de sa trempe des femmes comme Jessica. La question est posée de façon abrupte et elle agace le dermatologue qui lui enjoint de quitter les lieux. Le lendemain, Jessica, excédée, rend visite à Ray et lui donne une réponse toute aussi franche : « j’ai quitté un petit garçon pour épouser un homme ».
Ray se fend d’une lettre, qu’il a eue du mal à rédiger, et prend contact avec Jemma, car il estime avoir droit à des explications. Pour toute justification, Ray reçoit un lapidaire « J’emmerde ton cœur », après qu’il a tendu à la femme la missive qu’il a composée avec cet organe. A la fin de l’épisode, par la voix de Tanya, Ray a la réponse à sa question. Jemma désirait rompre avec un homme qui tenait vraiment à elle. Pour solde de tout compte, la névrosée a remis à la partenaire de Ray, une somme importante. Pour cette femme d’affaires, l’argent représente la solution ultime à tous les problèmes et il permet de résoudre ses cas de conscience.
Tanya Skagle se réconcilie avec Ray dans le but de remettre sur les rails « Happy Consultants », leur affaire de transactions sexuelles. Cette dernière est contactée par Lenore Bertrand, la rousse autoritaire qui refait surface. Elle a la prétention d’indiquer à Tanya la manière de diriger son entreprise. Tanya, toujours aussi faible, se laisse mener par le bout du nez.
Retour à la case départ pour Ray Drecker, qui de nouveau, doit satisfaire les appétits sexuels de clientes au physique ingrat. Il rejoint dans une chambre d’hôtel une collègue de travail de Tanya. Pour calmer, ses angoisses, cette frustre correctrice d’épreuves l’entretient de sa passion pour les animaux. La conversation indiffère Ray mais elle ne l’empêche pas d’accomplir son office.
Le soir venu, alors que l’amoureux transi noie son chagrin dans un bar quelconque, il est apostrophé par un ancien adversaire de baseball, qui lui demande de lui accorder sa revanche. Les deux hommes échangent alors quelques balles sous une averse torrentielle.
L’étrange première partie du titre de l’épisode - « Thith ith a Prothetic… » - se réfère au piercing que Damon Drecker, le fils adolescent de Ray, s’est fait poser sur la langue. La prothèse lingual l’empêche de prononcer correctement le terme « It is a prosthetic ».
Peines de cœur et désillusions sont au programme de ce huitième épisode de « Hung ». Il débute éclairé par un magnifique soleil et finit inondé sous la pluie, comme pour suivre la courbe décroissante des émotions de Ray Drecker. Ce pénultième rendez-vous aurait pu s’intituler « Chronique d’une rupture annoncée », tant cet évènement était prévisible. Les scénaristes ont sans cesse besoin d’émailler leur récit de nouvelles rencontres dans le seul but d’alimenter et de régénérer sa trame narrative. Exit donc Jemma et place à de nouveaux visages et à de nouvelles aventures !
Dans l’attente prochaine de son troisième opus, j’ai visionné en profondeur les deux saisons de « Californication ». A la question « Hung » est-il une version « HBO » de la série « Showtime » mettant en scène les dérapages existentiels de l’écrivain Hank Moody, la réponse est clairement non ! Hormis le thème central du « sexe » - et son utilisation comme accroche commerciale - les univers des deux programmes se situent aux antipodes, tout comme le sont leurs protagonistes et leur personnalité intrinsèque. Si la sexualité débridée à laquelle s’adonne l’auteur hédoniste - même si une fois consommée, laisse un arrière-gout amer – peut-être jouissive, celle des récits de l’enseignant bien membré de Detroit résonne des accents pathétiques. Les environnements géographique (soleil versus grisaille) aussi bien qu’économique (« Société du Spectacle » versus industrie automobile sur le déclin) font toute la différence !
Comme certains le subodoraient, « Hung » n’est donc la réponse du berger à la bergère… ou inversement.
lundi 24 août 2009
« Hung »: « Thith ith a Prothetic or You Cum Just Right » (1x08)
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