lundi 24 août 2009

« True Blood »: « New World in My View » (2x10)


Retour mouvementé dans la petite ville de Bon Temps, en Louisiane, pour le trio composé de Jason Stackhouse, de sa sœur Sookie et de son amant vampirique Bill Compton. Ce dernier, pour des raisons de déplacement diurne, voyage allongé dans un container frappé du logo « Anubis air », le dieu égyptien à la tête de chacal qui accompagne les morts dans l’autre monde.


Sous la domination psychique de Maryann Forrester, la ville est sens dessus-dessous et ses habitants aux orbites sombres se livrent à des débordements qu’aucune force de l’ordre ne peut éradiquer. Et pour cause ! Le shérif Bud Dearborne a rejoint la cohorte maléfique et le détective Andy Bellefleur amoindri s’est associé à Sam Merlotte, dans une alliance contre-nature.

Dans le jardin de la demeure désertée des Stackhouse, la prêtresse des lieux a érigé un arbre impie composé de morceaux de viandes avariées et de cadavres d’animaux. Elle souhaite y installer à sa cime la dépouille du propriétaire éponyme du Merlotte’s.

Si l’épisode précédent - avec la disparition en épilogue de Godric, le monarque des vampires - était nimbé dans le mystère et la poésie, « New World in My View » dérape totalement. Il projette le téléspectateur dans une composition musicale déjantée du groupe psychobilly, « The Cramps ». Ici, tous les clichés des films d’horreur au rabais sont invoqués - et détournés sans vergogne, enfin sans l’humour second degré inhérent aux productions de « Série Z ». Tout est utilisé, des zombies psychiques en passant par massacre à la tronçonneuse et à la cloueuse pneumatique avec Jason Stackhouse qui se livre, dans l’enceinte du Merlotte’s, à un remake de « Evil Dead ».

Une fois de plus, cet épisode est du grand n’importe quoi et du foutage de gueule dans ses grandes largeurs. Pour ne pas avoir lu les romans de Charlaine Harris, dont la série s’inspire, j’ignore si tous les évènements développés dans cette deuxième saison y sont présents ou s’ils sont issus de l’imagination peu inspirée du « showrunner » Alan Ball et de son équipe de scénaristes.

Les vampires, considérés jusqu’à présent comme des créatures méprisables, vont dorénavant prêter mains fortes aux habitants de Bon Temps et les libérer de l’emprise de la ménade. Lors de l’épilogue, Bill Compton rend visite, à cet effet, à la Reine des vampires. Seul son pied duquel coule un long filet de sang est visible, mais à la mimique étonnée de qui déforme le visage de Bill, il y a de fortes présomptions pour que l’heureuse élue soit Lorena.

Malheureusement, aucune séquence particulière ne vient sauver cette gabegie. Heureusement, comme il y a plus d’actions que de verbiage dans l’épisode, le temps défile plus vite pour le téléspectateur. La saison deux de « True Blood » approche à grandes enjambées de sa conclusion. J’espère que pour sa troisième livraison - inévitable, la série quitte les ornières dans lesquelles elle s’est embourbée et rejoint un itinéraire moins chaotique.

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