Après ma série fétiche « Fringe », la semaine dernière, c’est au tour de « The Big Bang Theory » - ma « Sitcom » préférée - de faire une réapparition très attendue sur les petits écrans américains.
Après trois mois d’absence, notre quatuor de sympathiques « Nerds » est de retour de sa mission scientifique au Pole Nord. Le professeur Sheldon Cooper, accompagné de sa triade d’assistants, y avait été expédié « dans le but de démontrer l’existence du monopôle magnétique et de valider ainsi la théorie des supercordes » (je cite).
A peine son appartement réintégré - et sa place spécifique sur le sofa rouge du salon retrouvée - Sheldon découvre avec stupéfaction que ses acolytes - et notamment Leonard Hofstadter, son meilleur ami - lui ont menti à propos de sa découverte capitale. Ce mensonge a été perpétré dans le seul but de contenter le capricieux olibrius et d’obtenir la paix au sein de leur baraquement au confort rudimentaire.
Dépité, blessé dans son orgueil de scientifique, moqué par Barry Kripke - son zozotant rival au « California Institute of Technology » - Sheldon plie bagages et se réfugie auprès de sa mère, dans son Texas natal. D’abord réticent pour aller le chercher, Leonard – pressée par Penny, sa charmante voisine - se joint à Howard Wolowitz et à Rajesh Koothrappali pour un interminable périple automobile.
Hormis la rupture franche d’avec Sheldon Cooper - qui ne peut être que passagère, car ce personnage est la colonne vertébrale du programme - « The Electric Can Opener Fluctuation » est surtout pour le téléspectateur, fan de la « sitcom », l’occasion de reprendre contact en douceur avec son groupe de personnages. Il permet également de se réadapter avec les idiosyncrasies comportementales de Sheldon, telles que ses trois coups frappés à la porte, la berceuse qu’il faut lui murmurer pour l’apaiser, son ouïe fine de vulcain et autres manies d’enfant gâté qu’il a développées.
Le téléspectateur retrouve donc le quatuor inchangé, car un trimestre ne représente pas une période de temps assez longue pour modifier en profondeur le comportement des individus. En ce qui concerne Sheldon, une vie entière ne suffirait d’ailleurs pas à le métamorphoser. L’escogriffe est toujours aussi persuadé que l’univers évolue autour de son nombril. Les changements sont donc, avant tout, d’ordre extérieur. Les scientifiques reviennent hirsutes et presque méconnaissables de leur expédition. Eviter de se raser faisait vraisemblablement parti d’une expérience mystérieuse. La civilisation réintégrée, seul le facétieux Howard garde un vestige de sa pilosité arctique. Il arbore un moignon de moustache, qu’il qualifie de « Cloonesque », mais que Rajesh assimile davantage à un duo célèbre de personnages transalpins de jeu vidéo.
Après deux ans d’hésitations incessantes, Penny et Leonard passent enfin aux choses sérieuses. Leurs étreintes fougueuses les mènent rapidement sous l’intimité d’une couette. Toujours aussi attentionné et romantique, Leonard offre à Penny un flocon de neige arctique, prisonnier d’un réceptacle en plastique transparent.
Le seul bémol que j’évoquerais au sujet de cette expédition arctique est de ne pas avoir eu la possibilité d’étudier le quatuor au sein de son espace confiné. Du coup, le voyage sur le toit du monde prend des allures de coups d’épée dans l’eau. Fort heureusement, l’épisode est émaillé de nombreux gags qui fonctionnent. « The Electric Can Opener Fluctuation » permet ainsi de briser la glace et d’effectuer une reprise de contact plutôt satisfaisante.
mardi 22 septembre 2009
« The Big Bang Theory »: « The Electric Can Opener Fluctuation » (3x01)
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