mardi 22 septembre 2009

« Accidentally on Purpose » : « Pilote »


La nouvelle rentrée télévisuelle est l’occasion rêvée pour les chaînes américaines de proposer à leurs différentes cibles leurs programmes au cont
enu bien souvent conventionnel.

Après « ABC » - et son passable « Cougar Town » - c’est au tour de « CBS » d’en faire autant, avec « Accidentally on Purpose », dans laquelle figure Jenna Elfman. Tout comme sa consœur, cette « sitcom » se destine avant tout à un public féminin, qui aborde les rivages de la quarantaine. Développé par Claudia Lonow et dirigé par Pamela Fryman, le programme s’inspire du roman éponyme de Mary F. Pols. En résumé, « les femmes parlent au femmes ! ».

La trentaine bien entamée, Billie est critique de cinéma au « San Francisco Telegraph ». Son patron, le sémillant James, l’emmène à Paris pour un voyage que la jeune femme imagine romantique. Surtout que ce dernier lui sert le grand jeu, à savoir une visite nocturne au sommet de la Tour Eiffel, avec présent à l’appui. Malheureusement, James ne désire pas s’engager pour l’instant.

De retour à San Francisco, Billie écume les bars de sa ville en compagnie de sa collègue de travail, Olivia. Au cours d’une soirée, elle rencontre Zack, un vingtenaire qui débute dans la vie. La coucherie d’un soir se transforme vite en relation sérieuse, quand Billie apprend à Zack qu’elle est enceinte. Ce dernier ne se démonte pas et accepte, sans rechigner, la paternité. La journaliste n’est pas au bout de ses peines quand elle découvre que le père de son futur enfant vit dans une camionnette. Elle l’invite à loger chez elle de manière temporaire et platonique. Billie établit des règles strictes, que Zack va s’empresser de ne pas respecter. A ce moment fatidique, James change d’avis et déclare sa flamme à son employée.

A la simple lecture de son synopsis, je ne misais pas un « kopeck » sur cette « sitcom ». « Accidentally on Purpose » débute comme une version télévisuelle de « La Belle et le Clochard », pour se transformer rapidement en « ménage à trois » (en français dans le texte). Si l’on rajoute les copains apathiques - mais envahissants - de Zack, la mêlée tourne vite au salmigondis scénaristique. Le mélange promettait d’être détonnant, c’est du moins ce que souhaitait la créatrice de la série. Mais c’est bien connu, les désirs ne deviennent pas toujours réalité.

Qualitativement, nous sommes bien loin d’une autre série dans laquelle évoluait Jenna Elfman. Il faut préciser que « Dharma & Greg » avait vu le jour sous la plume de Chuck Lorre (« The Big Bang Theory », « Two and a Half Men »). « Accidentally on Purpose » - hélas - n’est qu’une autre « sitcom » de plus, à rajouter au palmarès des programmes à composante féminine et à son corolaire inévitable, l’hystérie !

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