jeudi 17 septembre 2009

« Glee » : « Acafellas » (1x03)


Alors que j’éprouvais, jusqu’à présent, des aprioris positifs à l’égard de cette série musicale diffusée sur la « FOX », ce troisième épisode m’a laissé quelque peu indifférent. Est-ce une défection passagère - due à un scénario qui s’éparpille et dans lequel les parties chantées et dansées jouent un rôle non négligeable ou ce repli révèle-t-il d’un malaise plus profond
,
causé par la lassitude ?

Rachel Berry - « la petite princesse juive » de la chorale du collège William McKinley - remet en question les talents chorégraphiques de l’initiateur du projet, le professeur d’espagnol Will Schuester. Ce dernier, piqué au vif, décide de constituer - avec d’autres enseignants - un « boys band » à capella, les « Acafellas » du titre. En milieu d’épisode, le quatuor est rejoint par Finn Hudson - le footballeur de la chorale, las des querelles internes - et Puck Puckerman, un autre sportif du lycée, intéressé par les mères de familles qui se trouvent dans le public.

Aiguillonnée par Quinn Fabray - la responsable des « Cheerleaders » - la chorale décide de suivre des cours de danses en compagnie d’un odieux chorégraphe au comportement discriminatoire. En coulisses, Sue Sylvester - la « Cruella De Vil » en survêtement « Adidas » - tire les ficelles de ses sveltes marionnettes en tenues colorés, sans parvenir à ses fins. Dans l’épilogue, Will Schuester met un terme à l’expérience des « Acafellas » et réintègre la chorale. L’enseignant retrouve l’ensemble de ses protégées de nouveau réunis et plus soudés que jamais.

Terri Schuester, l’épouse de Will, s’enfonce dans la mythomanie maternelle. Elle découvre - alors que son mari se produit sur scène avec le reste du groupe - qu’Emma Pillsbury éprouve des sentiments à son égard. Ken Tanaka - l’entraineur de football - s’escrime comme un beau diable pour attirer l’attention de la conseillère d'orientation-psychologue. En vain, cette dernière n’éprouve aucun sentiment pour ce professeur rebutant.

Le précieux Kurt Hummel est obligé de faire son « coming out » auprès de Mercedes Jones. La barytone confond l’amitié que ce dernier lui témoigne avec de l’amour.

Comme on a pu le noter, après le schisme du début - qui a permis à Will Schuester de jouer la « Diva » capricieuse - le « statu quo » revient au sein de la chorale. L’enseignant chaleureux - qui sait aussi se montrer manipulateur - prouve à ses élèves qu’il est le ciment indispensable à la cohésion du groupe. Ces changements d’humeur permettent également d’étoffer ce personnage. Si ce dernier est bien incontournable, il se révélait - jusqu’à présent - trop unidimensionnel.

En revanche, j’ai moyennement apprécié l’intervention de l’enseignant en travaux manuels, de retour de convalescence après s’être sectionné les deux pouces. L’humour vachard dont il est la victime est un peu trop insistant. S’il était nécessaire de doter son personnage d’une particularité pour le faire émerger de l’ensemble du groupe, les scénaristes auraient pu inventer une autre singularité que ce handicap spécifique.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Rechercher dans ce blog