mardi 15 septembre 2009

« King of the Hill »: « Fin de saison »


La « FOX » diffuse enfin les deux derniers épisodes de cette série créée par Mike Judge (« Beavis and Butt-head », « The Goode Family ») et Greg Daniels (« The Simpsons », « The Office »), histoire de terminer la treizième sa
ison dans les règles de l’art.

« The Boy Can't Help It » (3x19)

Une canette de bière à la main, Hank Hill et ses amis se retrouvent désœuvrés sur le trottoir qui borde leur demeure. Le quatuor se trouve à cours de projet jusqu’à ce que « Spongy », un SDF habitué du quartier, passe devant eux. Il pousse une enfilade de charriots de supermarché dans lesquels il y entasse les babioles qu’il récupère. Les voisins ont alors l’idée de construire une demeure roulante et de l’offrir au sans-abri.

Tout comme ses camarades de classes, Bobby Hill - le fils rondouillard de Hank - essaie de se trouver une petite amie pour l’accompagner au bal. Après quelques tentatives infructueuses, l’adolescent dépité se retrouve, seul, assis sur un banc de l’école. Il est abordé par trois lycéennes délurées d’une classe supérieure qui vont en faire leur serviteur. Ce traitement ne plait guère au père, qui craint que son fils ne devienne efféminé. Bobby, quant à lui, se prête à l’expérience avec délectation.

Avec ses trois copines, un camarade de classe compare Bobby à une star de cinéma ou à un individu normal en... France. Le gamin est apparemment atteint du syndrome « Michael Moore », qui dans « Sicko » - son « documenteur » sur le système de santé comparé de différents pays - prétendait qu’à l’intérieur de l’Hexagone, l’ensemble des Français vivaient comme des princes.

J’ai visionné à l’occasion - et du coin de l’œil - quelques épisodes épars de cette série, sans y prêter une grande attention. La saison une de « The Goode Family » - le dernier projet en date de Mike Judge - que j’ai trouvé sympathique, mais trop moralisateur, me donne envie de m’immerger plus en profondeur dans « King of the Hill ».

L’intelligence du gamin et sa réflexion existentielle dépasse de loin celle de ses deux parents réunis. Sa voix enrouée et son physique enrobé le rendent bien sympathique. La relation étroite qui le lie à un père qui craint qu’il grandisse loin des sentiers battus est à la fois touchante et pathétique ; surtout devant le spectacle de ce qu’Hank Hill représente et des valeurs ringardes qu’il véhicule.

« To Sirloin With Love » (13x20)

Margaret Hill partie jouer au « Scrabble » chez des amies, Hank amène Bobby déjeuner dans un « Steak House ». Alors que l’adolescent conteste auprès du serveur la qualité du plat que ce dernier lui amène, Bobby est apostrophé par un professeur spécialisé dans les viandes d’exception. L’enseignant lui propose de rejoindre son équipe d’étudiants et de participer à des concours afin de décrocher un prix d’excellence. Hank, qui ignorait le talent particulier de son fils, est ravi de partager avec lui une passion commune et dévorante.

Cet épisode se focalise sur l’amour des Américains pour la viande. Son message se situe à l’extrême opposé de celui exposé dans « The Goode Family », série animée qui mettait en scène une famille de végétalistes activistes. Bobby Hill a été éduqué, dés le berceau, à apprécier la viande, notamment à travers des jeux éducatifs qui lui ont permis de développer son aptitude. Beaucoup moins inspiré que l’épisode précédent, « To Sirloin With Love » ravira les papilles gustatives des carnivores et hérissera les poils des végétariens !

Lassé de passer treize années dans l’univers quelque peu « redneck» de « King of the Hill », Mike Judge a été tenté d’explorer les verts pâturages d’une famille antagoniste. L’annulation de « The Goode Family » à cause du manque de succès que la série a rencontré, semble lui avoir donné tort. Les Hill, et leurs nombreux voisins, sont des individus moins fréquentables et évolués que les Goode, mais leurs nombreuses imperfections les rendent du même coup plus humains et donc plus attachants.

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