dimanche 13 septembre 2009

« Lunch Monkeys » : « Admin » (Pilote)


J’ai commencé à visionner le pilote de cette « shitcom » britannique diffusée sur la « BBC Three » sans être vraiment certain d’arriver au bout des trente
minutes que dure le programme.

« Lunch Monkeys » reprend le thème d’un groupe d’employés de bureau qui se retrouvent exilés dans les tréfonds d’un bâtiment d’une grande société. Ici, ces derniers sont préposés à l’expédition du courrier dans un cabinet juridique - « Fox Cranford » - qui ne doit pas gagner beaucoup de procès. Le thème fait immédiatement penser à « The It Crowd », mais là où la série qui réunissait le trio de « nerds » est devenue culte, « Lunch Monkeys » n’est vraiment qu’une sombre merde !

J’ai désespérément cherché des qualificatifs décents pour désigner la chose et ces deux mots sont les premiers qui me sont venus à l’esprit. Je me demande comment des scénaristes dignes de ce nom ont pu sciemment produire un tel programme. J’ai lu à plusieurs reprises que la « BBC », en perte de vitesse, souhaitait améliorer le niveau qualitatif de ses productions. Ce n’est pas en proposant de tels programmes (mais je pense également au pitoyable « How not to live your life », vu récemment - voire critique annexe) que cet organe de production et de diffusion de programmes de radio-télévision (dixit Wikipedia) va réussir son pari.

L’intrigue du pilote est on ne peut plus basique. Pour son premier jour de travail, Shelley Benson, une gourgandine sans gène, est introduite au poste d’employé de bureau qu’elle va désormais occuper. Darrel Wadsworth, son supérieur hiérarchique, la présente au PDG de l’entreprise ainsi qu’au reste de son équipe. A l’image de ces collègues, d’autres adolescents sans qualification - la péronnelle passe sa journée à vaquer à ses occupations personnelles et ne soucie guère du travail qui l’attend. Elle use des maigres charmes qu’elle possède pour mener Darrel par le bout du nez. Le pauvre est tellement désœuvré qu’il ne sait pas résister aux manœuvres de Shelley.

Il n’y a strictement rien à sauver dans ce « Lunch Monkeys ». A travers un festival de gags éculés et de situations pitoyables, le programme fait l’apologie de la bêtise la plus crasse. De plus, l’incompétence de la brochette anémique d’acteurs fait vraiment peine à voir. A la limite, la « sitcom » peut devenir un repoussoir pédagogique pour tous les adolescents qui d’aventure souhaiteraient quitter le système éducatif pour se lancer dans le monde du travail non-qualifié !

En visionnant le pilote, le téléspectateur est en droit de se demander si l’acronyme « BBC » signifie « British Broadcasting Corporation » ou, comme le laisse à penser ce pénible programme, « Bien Bien Con » !

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