Cela faisait une éternité que je n’avais plus visionné un épisode de la saga « Smallville », j’ai donc perdu - depuis belle-lurette - le fil de l’histoire. Cette neuvième saison qui débute est donc pour moi l’occasion rêvée de rétablir le contact.
Le lumineux personnage de Superman est transposé dans une cité de « Metropolis », qui possède l’esthétique sombre et gothique d’une « Gotham » à la Batman. Clark Kent - et son alter-égo - décide de faire sien le judicieux adage de Jean-Pierre Claris de Florian, « Pour vivre heureux, vivons cachés ». Néanmoins, dramatique et présomptueux, notre protagoniste ne peut s’empêcher de laisser, après chacune de ses actions héroïques, la marque de son célèbre blason, incrusté en lettres cramoisis.
« Smallville » étant un « show » estampillé « The CW », le téléspectateur se trouve projeté dans un univers limite « fascisant » et eugéniste. Fidèle au créneau de la chaîne, seuls des jouvenceaux au physique avenant y évoluent. Puisque jeunesse et beauté riment avec « romance », notre téléspectateur a droit aux inévitables scènes de badinages, qui se multiplient autant qu’il y a de couples à l’écran.
Les fans de « Dead Like Me » seront heureux de retrouver dans cette nouvelle saison, Callum Blue. L’acteur anglais interprétait dans la série de Bryan Fuller, le personnage de Mason. Finis la décontraction et le flegme britannique qui ont fait la renommée du célèbre « Faucheur ». Ici, Callum revêt l’uniforme du Général Zod, mais il se révèle beaucoup moins convaincant que sa version jouée par Terrence Stamp, dans le long-métrage « Superman II ». L’acteur a troqué son look de « rockeur » et ses horribles sous-vêtements à l’effigie du drapeau britannique contre la tenue paramilitaire et un abonnement à la salle de musculation. Hélas, il ne convainc pas en vilain charismatique et intergalactique. Ses pauses martiales et sa voix rauque - celle que l’on prend pour gronder les enfants - portent plus à sourire qu’à impressionner.
A l’image d’une autre série actuelle dans laquelle des super-héros évoluent (je vous laisse deviner laquelle), le téléspectateur a droit - pour cinq minutes de combats et d’actions - à quarante minutes de dialogues stériles. A tel point, que l’infortuné croit visionner un film intimiste hexagonal assommant.
Cette contradiction insurmontable constitue une des raisons pour lesquelles cela faisait une éternité que je n’avais plus visionné un épisode de la saga « Smallville » !
samedi 26 septembre 2009
« Smallville » : « Savior » (9x01)
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