mercredi 9 septembre 2009

« Warehouse 13 : » : « Breakdown » (1x10)


Dans cet épisode - une fois n’est pas coutume - Arthur Nielsen, le responsable du « Warehouse 13 » et ses agents - Mika Behring et Peter Lattimer - échangent leur rôle. Le premier enquête à l’extérieur sur les agissements d’un ancien confrère, James MacPherson, qui est apparu dans l'épisode « Implosion ». Il doit de plus rendre des comptes à un comité de sages qui jugent ses agissements. Les seconds, restés à l’intérieur en compagnie de Claudia Donovan, sont pris au piège de l’édifice qui - par l’action de certains artéfacts - se transforme r
apidement en labyrinthe mortel.

A la suite dune chute impressionnante, la bouillonnante Claudia Donovan libère certains artéfacts de leur container. Ces derniers sont dotés de comportements plus ou moins agressifs, comme ce ballon rebondissant qui se multiplie à chaque fois qu’il atteint sa cible ou cette coquette maisonnette - réplique du « Bed and Breakfast » de Leena - dont ses occupants ne peuvent s’échapper.

A l’heure du brunch, Arthur Nielsen rencontre, dans un charmant salon de thé, la précieuse et énigmatique Mademoiselle Irene Frederic. Une fois les véritables clients partis, le gérant ferme son établissement. Le responsable du « Warehouse 13 » se retrouve alors en présence d’une assemblée de supérieurs hiérarchiques. Ces derniers, par la voix de leur porte-parole, critiquent vertement la gestion de l’entrepôt qu'Arthur Nielsen en fait et le comportement de ses deux agents qu’ils trouvent déplorables.

Que ce soit pour le trio ou pour leur patron, l’épisode se conclut par un « happy end » en forme de « statu quo ». Apres maintes péripéties périlleuses, Peter, Mika et Claudia s’en sortent sains et saufs ; Mademoiselle Frederic annonce à Arthur Nielsen qu’il ne perd pas la gestion de l’entrepôt. Comme il n’y a pas d’évolution narrative au sein du scénario, le téléspectateur - déçu - se questionne quant a la nécessité d’une telle agitation gratuite.

Les scénaristes confondent apparemment vitesse et précipitation. Ils nous offrent un épisode frénétique et ils font passer les rebondissements incessants et les mouvements désordonnées des protagonistes pour des actions censées scotchées le téléspectateur devant son poste de télévision. Cela fonctionne à de très rares occasions (les moments les plus calmes, d’ailleurs), mais la plupart du temps, le résultat est déplorable.

« Breakdown » est un épisode en forme de grosse farce. Il donne du grain à moudre à Peter Lattimer et a son comportement facétieux que je n’apprécie guère. Le personnage pourtant sympathique de Claudia Donovan est réduit à de simples clichés. Elle se contente de donner dans l’humour débridé inspiré de celui de comiques « Slapstick » tels que Buster Keaton ou Harold Lloyd. Dommage pour Allison Scagliotti, qui possède un certain potentiel d’actrice.

Quand on pense que les scénaristes se sont mis à deux pour pondre cette histoire, on se dit que les gars ne sont vraiment pas doués ! Chose encore plus incroyable, « Warehouse 13 » est reconduite pour une seconde saison. Si je me trouvais à la place des producteurs, j'investirais mes finances dans un projet plus abouti et plus prometteur. Ce qui est loin d’être le cas ici !

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