Dans cet épisode, l’active Echo (Eliza Dushku) est programmée pour prendre la place de la mère de Jack. Nate Jordan est un homme d’affaires fortuné qui est incapable de prendre soin de son nouveau-né. Karen, son épouse, est morte en couche et Nate rend l’enfant responsable de ce décès. Le thème de la série étant qu’on ne manipule pas impunément le cerveau des individus, une dichotomie va s’établir entre la réalité effective et les impulsions produites par le corps.
Dans un soliloque aussi ennuyeux que l’acteur qui le débite est médiocre, le personnage de Topher Brink explique que le programme dont il est l’instigateur peut générer dans l’esprit des actifs - outre des aptitudes diverses - des intimes convictions qui pousse le corps à la transformation.
Dans la scène suivante, Echo - qui se prénomme ici Emily - est tellement persuadée d’être la mère de Jack, qu’elle développe tous les instincts maternels, y compris le besoin d’allaiter. Le comportement étrange de son « époux » à l’égard de « leur » enfant va conduire l’active à échafauder des théories. Elle découvre dans le bureau de Nate, des clichés le montrant en compagnie de sa défunte femme. Mis devant le fait accompli, ce dernier prétend qu’il s’agit de sa première compagne.
Alerté par Sierra, auprès de laquelle Echo se confie, l’active aux yeux en amandes alerte la « Dollhouse ». Paul Ballard - ancien agent du FBI et maintenant chaperon d’Echo - se rend sur les lieux. Jack dans ses bras, Emily parvient à s’enfuir et se réfugie auprès de la police. Elle pense y trouver protection mais rapidement appréhendée par Ballard et son équipe, son « enfant » est rendu aux bras légitimes de son père.
Si Echo fustige la « Dollhouse » pour les affres qu’elle lui fait subir, Madeline Costley (alias Mellie, alias November) la remercie pour lui avoir fait oublier la perte tragique de sa petite fille, morte des suites d’un cancer. L’épisode est l’occasion pour les deux ex-amants - Paul Balard et Mellie - de se retrouver dans une scène dépourvue de tension et dans laquelle l’active est enfin rassérénée.
A force d’essayer de péter plus haut que son Q.I., « Dollhouse » s’enfonce dans des circonvolutions incessantes et stériles. L’intrigue est devenue un véritable puits sans fond et le téléspectateur suit les aventures amorphes d’Echo d’un œil distrait. Série prétendument d’action, « Dollhouse » est devenue un « soap » de luxe, dont la majorité des scènes sont filmées en décors intérieurs. Désormais plus proche du drame psychologique ennuyeux, « Instinct » ne vaut que par les quelques sourires du petit Jack.
Après avoir expérimentée les joies du mariage - et ses peines - dans l’épisode précédent, Echo en fait de même avec ceux de la maternité dans « Instinct ». Quelle institution sacrée réserve aux téléspectateurs « Belle Chose », le prochain rendez-vous de la série ?
Même si le « show » de Joss Whedon est victime de coupes budgétaires, suite à sa médiocre réception, « Instinct » aurait gagné à posséder un montage différent. Lymphatique à l’extrême, ce dernier frôle l’incompétence inadmissible. Au lieu de débuter « in media res, », le créateur nous inflige - d’emblée - une séquence soporifique, suivie par des consœurs à la teneur identique. Ce comportement confine au manque de respect flagrant à l’égard du téléspectateur qui daigne encore s’intéresser à l’œuvre du prétendu « showrunner » de génie !
samedi 3 octobre 2009
« Dollhouse » : « Instinct » (2x02)
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