samedi 3 octobre 2009

« Community »: « Introduction to Film » (1x03)


Rassemblés à la suite d’un quiproquo autour de Jeff Winger - un avocat retourné à l’université afin de récupérer sa licence - les membres hétéroclites qui composent cette « communauté de cœur » continuent le
ur actions de « quid pro quo ».

Ainsi, Pierce Hawthorne apprend à Troy à éternuer de manière virile. Britta incite Abed à réaliser sa passion de cinéaste. Elle lui offre de quoi acheter un caméscope et pousse le jeune homme volubile à se libérer du joug d’un père réactionnaire. Jeff Winger devient « le baratineur baratiné ». Il succombe aux sirènes libertaires d’un enseignant qui s’inspire d’un confrère fictionnel, John Keating, le professeur de lettres anglaises dans « Le Cercle des poètes disparus ». Enfin, les deux amoureux deviennent les parents de substitution d’Abed, quand son père dépité décide de passer le témoin.

Si j’intègre parfaitement la notion d’« égrégore » qui sous-tend cette série et qui fonctionne à la manière d’une association d’échanges d’objets et de services, je ne comprends pas pourquoi cette dernière doit se dérouler dans un climat d’agitation constante.

Dan Harmon - le « showrunner » de « Community » - endosse le rôle d’un bonimenteur de foire qui endort son public par une logorrhée aussi hypnotique qu’incessante. A l’image des membres de cette profession, il part du principe que « agitation rime avec situation ». Ce sophisme prouve son inefficacité lors de la scène où, à l’aide de clips vidéo qu’Abed a réalisé à partir de Jeff et de Britta, l’étudiant monte un court-métrage à l’attention de son père. Le message émouvant passe à destination de ce dernier - mais aussi à celui du téléspectateur - sans qu’aucun tohu-bohu n’ait eu lieu ! Malheureusement, cette magie est aussi inopinée que courte, car dans la séquence d’épilogue, Abed et Troy - bientôt rejoint par Jeff - improvise une séance de « Krumping ».

C’est dans la première direction - et non dans la seconde - que Dan Harmon devrait diriger « Community ». Le programme - ainsi que ses protagonistes, pour l’instant assez irritants - gagnerait sans conteste en qualité et en sympathie.

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