mercredi 7 octobre 2009

« The Forgotten »: « Football John » (1x03)


Le réseau « The Forgotten » enquête aujourd’hui sur le décès d’un Afro-américain, mangeur d’hamburgers, buveur de bière et passionné de
f
ootball américain. Un cas rare, voire unique dans les annales de la ville de Boston. Il découvre rapidement l’identité du « John Doe » du jour. Tom Bryant était entraineur dans une équipe de football universitaire, avant de passer de vie à trépas.

Quand ces abrutis d’inspecteurs du « Chicago Police Department » sont incapables de résoudre certaines enquêtes trop compliquées pour leurs cerveaux étriqués, l’équipe de détectives amateurs du réseau « The Forgotten » reprend les affaires en mains.

Qu’importe les indices effacés et les moyens technico-financiers dérisoires, Alex Donovan - un ex-lieutenant du « CPD » - et son quatuor d’acolytes retrouvent aisément l’identité des « John et Jane Doe ». Grâce à Tyler Davies - un artiste sculpteur de génie, qui remodèle des visages dévastés « ex nihilo » - et avec l’aimable participation de témoins affables qui répondent à toutes les questions, le réseau remonte la piste de leurs assassins. M’est avis que les enquêteurs « high-tech » qui officient au sein de séries tels que « CSI: Les Experts » ou de « NCIS : Enquêtes spéciales » n’en croient pas leur yeux !

Après réflexion, les scénaristes épargnent au téléspectateur le procédé du remodelage du visage, vraiment peu crédible. Dans « Football John », Tyler Davies troque la glaise contre les fusains, mais le résultat est tout aussi saisissant. Walter Bailey, l’obèse du groupe, a toujours autant de difficultés à attiser la bonne volonté des témoins. Dans cet épisode, il est accompagné de son jeune fils, qui partage avec lui un patrimoine génétique identique.

Les producteurs- créateurs de ce « show » « ABC » - Jerry Bruckheimer et Jonathan Littman - se sont assis sur l’indispensable « suspension consentie de l’incrédulité ». A la place, ils ont misé sur une « identification du téléspectateur avec des enquêteurs civils », pour faire avaler l’amère pilule !

Comme d’habitude, l’épisode est magnifiquement filmé. Le directeur de la photographie réalise incontestablement un très bon boulot ; les éclairages sont dramatiques et les ambiances tamisées. Mais comme d’habitude, l’intrigue est à la fois peu crédible et terriblement poussive. Un semblant d’action est tout de même emmené par l’environnement sportif dans lequel les détectives enquêtent.

Le scénario est toujours aussi avare en informations les concernant. Le téléspectateur ignore les moyens de subsistance des membres du réseau. Ces derniers ne sont même davantage rémunérés pour leurs efforts désintéressés. Bref, Hormis une esthétique soignée, l’incongruité règne à tous les étages de cet édifice télévisuel !

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