Au cabinet juridique dans lequel elle travaille, Alicia Florrick reçoit la visite de Kenny Chatham. Le fils de son ancienne meilleure amie prétend être inquiété pour détention de marijuana. En réalité, il s’avère que ce dernier est impliqué - conjointement avec Spencer, un camarade - dans le meurtre violent d’un agent de sécurité. Quand les Chatham apprennent qu’Alicia s’occupe du dossier de leur fils, ils lui ordonnent de s’en défaire. Mais Kenny étant majeur, les parents ne peuvent destituer l’avocate.
« You Can't Go Home Again » est l’occasion pour le téléspectateur de visiter le passé récent d’Alicia Florrick. Le scandale financier et sexuel qui a éclaboussé Peter Florrick à conduit le couple à son ostracisme politique et social. Première victime des agissements de son époux, Alicia n’en est pas moins épargnée.
Apres l’introduction dans le pilote de Kalinda Sharma, le détective privée d’origine indienne, le cabinet juridique adjoint à Maitre Florrick, un jeune avocat associé. S’il est aussi insipide qu’inapte, Cary Agos n’en est pas moins ambitieux, au point d’en compromettre l’enquête.
Personnage calme et posé, qui subit avec stoïcisme la tornade causée par l’infamie maritale, Alicia Florrick possède un sens de l’observation redoutable. Elle trouve toujours le détail qui fait basculer le procès à son avantage et à celui de son client. Ici, elle démontre de plus à Lauren Chatham, qu’en dépit dès aléas auxquels elle est confrontée, elle sait garder la tête haute et qu’elle n’oublie pas les amitiés.
Même si le téléspectateur éprouve de l’empathie pour cette femme bafouée, la perte de son statut social privilégié ne la condamne pas à la clochardisation. Pour Alicia Florrick et sa petite famille, la chute correspond à déménager d’une somptueuse demeure ombragée, située dans un quartier résidentiel à un appartement en ville, néanmoins vaste et cossu. Du coup, cette perte des acquis sociaux fait figure de « bobologie » par rapport au parcours de véritables victimes de la vie. Robert et Michelle King - les « showrunners » de « The Good Wife » - auraient gagné à intensifier les déboires de leur protagoniste.
Le traitement d’ensemble - très « petit bourgeois » - conduit malheureusement la série à un résultat relativement insipide. Le manque d’intensité dans les plaidoiries renforce cette propension à la léthargie.
mercredi 7 octobre 2009
« The Good Wife »: « You Can't Go Home Again » (1x03)
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