vendredi 2 octobre 2009

« Fringe » : « Fracture » (2x03)


Alors qu’il s’octroie une pause café en compagnie d’un collègue, Daniel Gillespie - un officier du « Boston Police Department » - est contacté sur son téléphone portable. Il laisse son collègue en plan et se dirige vers la gare. Le policier a reçu pour mission d’intercepter un individu vêtu d’un imperméable noir et porteur d’u
n attaché-case.

Contre son gré, l’homme cède son bagage à l’officier Gillespie, qui est soudain victime de convulsions. Son corps se solidifie et à l’image d’une bombe humaine, explose en milliers de morceaux. Ces « shrapnels » ainsi libérés occasionnent la mort de nombreuses personnes qui se trouvent dans le hall de la gare.

La « Division Fringe » se rend sur les lieux et Peter Bishop découvre un écusson au nom du défunt officier. Les corps des victimes rapatriés dans le laboratoire du Docteur Walter Bishop, ce dernier remarque que les morceaux solidifiés - une fois recomposés à la manière d’un puzzle « 3D » - forment le corps d’un homme.

Peter accompagne Olivia Dunham, encore très vacillante, chez l’épouse de la victime. Alors que prise d’un malaise, l’agent du « FBI » se rend aux toilettes, elle découvre - un peu trop facilement, d’ailleurs - une sacoche contentant une seringue et des dosettes d’un produit ambré.

L’agent Astrid Farnsworth, toujours confinée dans les locaux du laboratoire, découvre que Daniel Gillespie était officier militaire en Irak. Il a fait parti d’un projet confidentiel, le projet « Tin Man », intitulé d’après le personnage métallique du « Magicien d'Oz ».

Après l’épisode soporifique délivré la semaine dernière, « Fringe » revient - enfin - à de meilleurs sentiments. Bien que de facture très classique et offrant un sentiment de « déjà-vu », « Fracture » nous plonge dans une enquête à la fois brillante et palpitante.

Peter Bishop, accompagné d’une Olivia Dunham qui porte le foulard islamique, se rend dans les bas-fonds de Bagdad. Grâce à l’intervention d’un mercenaire iraquien défiguré, le duo rencontre un médecin émérite - actuellement aide-cuisinier - qui l’entretient du projet « Tin Man ». On découvre, à cette occasion, qu’hormis Peter, Olivia maitrise parfaitement la langue arabe.

Les Bishops - père et fils - ont pour projet d’emménager dans leur propre appartement. Il est judicieux que l’équipe scénaristique ne perde pas de vue les contingences humaines. Indispensables, elles renforcent l’empathie que le téléspectateur éprouve pour les protagonistes. Une fois n’est pas coutume, Walter s’intéresse à la pauvre Astrid Farnsworth, qui dans la série, fait littéralement partie des éprouvettes. Hormis sa nouvelle coupe de cheveux, son personnage ne subit aucune transformation psychologique digne de ce nom.

Si au sein de la « Division Fringe », la tête fonctionne toujours aussi bien (enfin, façon de parler) les jambes sont, depuis l’ouverture de cette deuxième saison, légèrement rouillées. Je pensais qu’après le meurtre de Charlie Francis, l’introduction de son remplaçant - l’agent du FBI, Amy Jessup - allait être effective. La jeune femme volontariste - sorte de double hispanique de la blonde Olivia - pouvait du coup remplacer - voire seconder - sa collègue, le temps de quelques missions. Ses apparitions fantômes prouvent le contraire. Etrange que les scénaristes introduisent - en pompes, de surcroit - un nouveau protagoniste, pour l’escamoter dans les épisodes suivants !

Olivia Dunham, toujours en convalescence, suit ses séances de psychanalyse prescrits par son amie de « Massive Dynamics », Nina Sharp. « La rémission par le bowling », pourquoi pas ? L’important est que cela fonctionne. Poussée à bout par son déconcertant analyste, l’agent est remis sur pied dans les toutes dernières minutes de l’épisode. Auparavant, elle a été victime de flashs dans lesquels elle entrevoit des bribes de sa rencontre avec William Bell.

La découverte d’autres actifs - sorte de cellules dormantes unitaires - par la « Division Fringe » - conduit à l’interception et à l’arrestation d’un dangereux gradé de l’armée américaine, le colonel Raymond Gordon. Epigone de « L’homme à la cigarette », mais avec un visage encore plus décavé, ce dernier à pour mission d’intercepter les « imperméables noirs », qui eux aussi, sont des soldats d’une terre parallèle. A cet effet, ce dernier ne recule devant rien, ni sacrifier ses soldats, ni occasionner la mort de civils innocents. En bref, un militaire, quoi !

Le sympathique « Observateur », disparu de la circulation depuis la toute fin de la première saison, refait son apparition. S’il aime toujours autant la cuisine épicée, le téléspectateur se demande dorénavant si son visage rond et avenant est en adéquation avec sa mentalité, qui semble désormais moins pacifique.

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