jeudi 22 octobre 2009

« Glee »: « Mash-Up » (1x08)


En pleine préparation de mariage, Emma Pillsbury et Ken Tanaka rendent visite à Will Schuester. Le couple disparate souhaite, qu’aidé de la chorale scolaire, le professeur d’espagnol compose un « Mash-Up » avec leur chanson respective préférée. Le temps d’un court intermède amoureux, Sue Sylvester expérimente le « bon côté de la vie », avant de rejoindre - illico - le « côté obscur de la force ». Pressé par sa mère de renouer avec ses racines juives, Noah Puckerman se rapproche de Rachel Berry. Finn Hudson et Quinn Fabray - qui hier encore formaient le couple vedette du lycée - succombent aux assauts répétés des sportifs de l’école. Ken Tanaka suspend au dessus du crâne de son rival am
oureux le sabre de la jalousie.

Terme musical qui signifie que les paroles d’une composition sont plaquées sur le tempo d’une autre œuvre, « Mash-Up » sied à merveille à ce huitième épisode de « Glee ». Si La série continue de mélanger les genres avec un bonheur variable, elle se morfond dans un de ses travers récurrents, l’hésitation perpétuelle et irritante de ses protagonistes. Il est vrai que le paradoxe est le propre de l’être humain et que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, mais assister aux revirements incessants de Finn Hudson, indécis face à son activité de prédilection - football américain ou chorale - devient une habitude dont le téléspectateur se passerait bien. L’utilisation du « quarterback » à des fins de démonstration est un exemple parmi d’autres.

Les scénaristes de « Glee » nous rédigent également la scène « du tout ou du rien » avec Sue Sylvester. On aurait bien vu l’entraineuse de l’équipe des « Cheerleaders » vivre une amourette avec Rod, le présentateur vedette de l’émission de télévision dans laquelle elle anime une tranche. Plus judicieux que ce traitement narratif extrême, la « grande cheminée en survêt’ Adidas » mérite que des évolutions soient apportées à son personnage. Si les individus autour d’elle change, pourquoi est-elle la seule à rester la même ? D’où - de nouveau - l’incompréhension totale face à ce retour abrupt au « statu quo ».

Je n’évoque pas le comique de répétition qui utilise une boisson désaltérante à des fins d’humiliation. Assister au spectacle d’individus qui reçoivent le contenu d’un gobelet « Big Quench » en pleine figure, c’est amusant une fois. Au bout de dix tentatives, le procédé perd de son efficacité.

Hormis d’avoir l’impression de sortir d’un rêve d’où rien n’a vraiment eu lieu, « Mash-Up » est un épisode très plaisant à visionner. Sans temps mort, il est ponctué de nombreuses séquences musicales, mais qui tombent parfois comme un cheveu sur la soupe. Un des temps fort - et non des moindres - concerne la métamorphose passagère de Sue Sylvester, que l’on espère très bientôt revoir apparaitre sous un jour nouveau.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Rechercher dans ce blog