lundi 23 novembre 2009

« Californication » : « Mr. Bad Example » (3x09)


Après l'enfilade de vieilles gloires - qui a défilée, la semaine dernière, dans la demeure d'Hank Moody, le plus souvent dans son plus simple appareil - « Mr. Bad Example » revient à de meilleurs sentiments narratifs. Signé – notamment par Gina Fattore, une des deux co-scénaristes, et habituée du « show » - l'épisode se résume à un joyeux capharnaüm, dans lequel tout le monde souhaite une chose – ou un individu – qu'il ne peut obtenir ! En bref, le principe de base de tout scénario qui se respecte !


L'épisode débute dans le bureau de Dean Koons - l'employeur du professeur Hank Moody - aux sons de pets de pacotilles. Ce dernier les simule, en déplaçant son postérieur, sur un fauteuil en cuir. Ce très mauvais départ – faussement scatologique – n'augure, hélas, rien de bien, pour la suite des événements ! Au bout du neuvième épisode de la troisième saison de la série angeline, créée par Tom Kapinos, le téléspectateur n'attend – de toute façon – plus aucun miracle !

Si Hank est convoqué pour s'expliquer sur ses incartades sexuelles avec Felicia Koons - l'épouse du proviseur – le dialogue bifurque rapidement sur l'échauffourée qui a opposée les adolescentes des deux quadragénaires. En effet, les instances directrices du lycée « Mayflower » - dont la politique en matière de violence scolaire, est proche du zéro – contactent simultanément les géniteurs des deux étudiantes. Chelsea – la fille des Koons – reproche à Becca – la fille des Moody – les coucheries de son père, avec sa mère. Les explications tournent rapidement au pugilat. Invités dans le bureaux de la principale de l'établissement, les deux couples sont sommés de s'expliquer sur les agissements agressifs de leur rejetons !

De son côté, le pauvre Charlie Runkle vendrait son âme au diable, pour récupérer - ne serait-ce que le bout d'un orteil de l'épouse de sa vie - la lunatique Marcy. C'est avec la pitoyable « rock-star » décatie - Rick Springfield - que la pétillante brunette fait payer à son compagnon, l'addition salée de ses escapades sexuelles. Charlie - l'agent de Rick - en est réduit à jouer les vulgaires assistants, en fournissant au rockeur « has-been », cocaïne et prostitués.

Lors d'une séance de psychanalyse improvisée - dans les bureaux professoraux de Moody - Charlie apprend de la bouche d'Hank, que son meilleur ami va déménager - avec femme et enfant - pour la « Big Apple ». Effondré, l'agent dégarni ne peut s'empêcher d'exploser en larmes ! Harcelé par sa patronne, Sue Collini, cocufié par sa femme Marcy, marionnette entre les mains de Rick Springfield, le départ d'Hank Moody de sa vie, le terrasse allègrement, à la manière d'un fourbe coup de machette dans le dos !

Fort heureusement - en fin d'épisode - les hommes et les femmes de bonne volonté s'unissent, afin de rendre leurs cauchemars urbains, davantage humains ! Charlie récupère - dans la caravane de Springfield - Marcy, après lui avoir explosé au nez, son sachet de cocaïne, durement acquis. Karen accompagne Becca dans la demeure des Koons, afin que son adolescente s'excuse auprès de sa meilleure amie, Chelsea. Dean se propose de coucher avec Karen, afin de rendre à Hank la monnaie de sa pièce. Mais l'architecte estime qu'un simple verre de vin suffit à laver l'opprobre.

« Mr. Bad Example » est - de nouveau - un épisode bancal, qui semble avoir été rédigé précipitamment, par des scénaristes peu inspirés ! Ces derniers multiplient des scènes pseudo-originales, dans le but de combler les trente minutes que dure le programme. Bien moins pitoyable que le précédent rendez-vous, cet épisode n'arrive, cependant pas, à la cheville de ceux proposés dans les deux premières saisons de « Californication ». A défaut de mieux, le téléspectateur doit se contenter de cette épisode mi-figue, mi-raisin ! A-t-il vraiment le choix ? La réponse rhétorique est - bien évidemment - « non » !

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