Après un trio de rendez-vous galants, la timide Bernadette propose à Howard Wolowitz de dépasser le cap des sages baisers pour des jeux plus érotiques. S'il évoque souvent la question – au point d'en écoeurer son entourage – l'ingénieur se montre prude face aux propositions de cette collègue de travail de Penny. Incompréhension totale de la part de l'étudiante en microbiologie – rencontrée la première fois dans « The Creepy Candy Coating Corollary » (3x05) – et qui pense qu'Howard la bat froid ! Mythomane et infatué de sa personne, ce dernier se verrait davantage au bras d'une créature de rêve, qu'en compagnie d'une gentille « WASP », au caractère effacé. De plus, Bernadette ne comprend pas toujours les plaisanteries d'humoriste de « one-man-show » du facétieux Howard.
De son côté, Sheldon Cooper doit mener une interview téléphonique pour une radio scientifique, dont le thème porte sur le monopôle magnétique. Le Docteur Cooper s'en était allé étudier l'existence de cette particule hypothétique au pôle Nord, en compagnie de ses amis et confrères, en toute fin de saison deux. Confronté à la jalousie de Barry Kripke – modeste Némésis de l'escogriffe – Sheldon subit l'humiliation d'un changement intempestif de timbre de voix, dues à l'expulsion, dans son bureau, de vapeurs d'hélium liquide. Poussé par un Leonard Hofstadter - qui révèle, de nouveau, une facette vindicative de sa personnalité, Sheldon ourdit une vengeance gentiment explosive, mais hautement humiliante. Hélas pour lui, le zozotant Barry n'est pas le seul à être éclaboussé par l'expérience de chimie humiliante grandeur nature. Un aréopage de sommités de l'université de recherches, dans lequel travaille le duo antagoniste, en subit également les retombées. La diffusion – quasi-simultanée - sur le site « YouTube », de la vidéo mortifiante va finir de clouer au pilori le génial scientifique.
Dans cet épisode, Penny et Rajesh Koothrappali se montrent plutôt discrets, au point de jouer les simples figurants !
Trois fois « Bof ! », « The Vengeance Formulation » - en dépit de sa pléthore d'intervenants, dont le « Maître » Chuck Lorre – se révèle être un épisode relativement moyen de cette série, qui - jusqu'à présent – a fait preuve d'originalité et d'ironie mordante. La rixe scientifique qui oppose Sheldon Cooper et Barry Kripke est digne d'un scénario de long-métrage, à destination d'étudiants potaches. L'opposition romantique entre Bernadette et Howard m'est à mal la formule politico-publicitaire chère à nos amis socialistes, à savoir « les différences, ça enrichit ! ».
Je n'irais pas jusqu'à écrire que cette troisième saison de « The Big Bang Theory » est le rendez-vous de trop car - toute proportion gardée - le téléspectateur n'est tout de même pas confronté à la médiocrité ambiante du dernier volet de « Californication ». Mais incontestablement, cette « sitcom » « CBS » a perdue de sa mordante verve d'antan. Si j'admets que – parfois - le manque d'inspiration peut être au rendez-vous, la réitération d'épisodes au continu peu attrayant, est la marque flagrante de l'affaiblissement scénaristique d'un programme. Si la qualité ne revient pas, au pas de charge, au sein du programme, ce dernier risque fort bien de perdre son auditoire. Quoique la vision de la septième saison de « Two and a Half Men » (« CBS», again !) - autre co-création de Chuck Lorre, avec son compère Lee Aronsohn - démontre que, même si une série a, depuis belle-lurette, perdue de son potentiel humoristique, elle n'en reste pas moins financièrement rentable pour continuer à squatter les antennes d'une chaîne de télévision !
mardi 24 novembre 2009
« The Big Bang Theory » : « The Vengeance Formulation » (3x09)
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