Peter Burke - l'agent new-yorkais du FBI – et son inséparable partenaire, Neal Caffrey, sont appelés à la rescousse, par une jeune héritière. Outre la fortune et une somptueuse demeure, Julianna Laszlo a hérité de sa grand-mère, d'un tableau la représentant et réalisé par l'illustre peintre Haustenberg. Dérobé, avec violence, par un individu corpulent, les soupçons se portent d'emblée sur Gary, l'oncle de la victime. L'affaire se corse quand Burke découvre que l'œuvre d'Haustenberg a elle-même été dérobée à un musée.
Le véritable coupable est en réalité Gerard Dorsett, un escroc notoire. Ce dernier est affublé d'un garde du corps, aussi physiquement impressionnant que silencieux. Neal Caffrey est introduit auprès de la charmante galeriste de la pinacothèque, qui va l'aider à récupérer l'œuvre picturale, en échange d'une mallette remplie d'argent. Dorsett s'aperçoit rapidement que l'endroit est surveillé par des agents du FBI. Il prend la tangente, en apportant tableau et argent.
Pendant l'entretien, Dorsett fait l'erreur d'avouer à Neal Caffrey qu'il a pour compagne, une française prénommé Brigitte. Notre sémillant gentleman cambrioleur ne rencontre aucune difficulté à remonter la trace de la jeune écervelée. Dans un bar branché, Neal séduit facilement Brigitte et son amie Claire. Caffrey et Burke sont invités au domicile que la française partage avec Dorsett. Pendant que le second - marié, fidèle et incommodé - s'occupe des deux jeunes femmes alcoolisées, le premier s'introduit dans la chambre du couple. Il dérobe le tableau de maître, qu'il n'a aucun mal à localiser.
Notre bon samaritain et faussaire émérite - émoustillé par la belle Julianna, qui souhaite récupérer l'œuvre familiale – réalise une réplique exacte du tableau d'Haustenberg, que le curateur du musée récupère sans ciller.
Son intrigue poussive et téléphoné laissée de côté, « The Portrait » est surtout la première occasion de voir apparaître - en chair et en os - l'énigmatique Kate, la compagne de Neal Caffrey. Évaporée depuis le pilote, cette dernière, a laissé derrière elle une bouteille de vin de Bordeaux, dont l'étiquette représente un plan de « Grand Central Station », la célèbre gare new-yorkaise, située au centre de Manhattan. Légèrement grasse et anodine, Kate téléphone à son concubin, pour l'enjoindre d'arrêter de la rechercher. Elle se trouve sous l'emprise d'un énigmatique individu, qui pourrait être dangereux pour Neal.
Au bout du cinquième épisode, cette série - estampillée « USA Network » - montre les limites de son action. A l'image de ses consœurs de la même chaîne, elle mélange avec un certain bonheur humour, glamour, légèreté et décontraction. Le téléspectateur retrouve ces marques de fabrique identifiables sur d'autres productions de la chaîne, telles que « Burn Notice » ou « Royal Pains ».
Neal Caffrey commence à agacer, avec ses œillades appuyées et ses regards de braise, auxquels aucune femme ne résiste. « White Collar » - série créée par Jeff Eastin – devient prévisible et pêche indubitablement par un léger manque d'action. Neal Caffrey se révèle être un individu trop parfait pour que nous puissions éprouver réellement de la sympathie à son égard. Hormis d'être un gentil escroc, il ne possède que des qualités. Et l'habileté et l'intelligence, dont il fait montre dans ses actions gentillement malveillantes, ne peuvent même pas lui être imputés comme des défauts.
La sympathie se porte alors sur le couple formé par Peter Burke et son épouse, Elizabeth et sur l'inénarrable Mozzie – indéfectible ami de Neal - dont la présence à l'écran n'est pas assez appuyée.
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