Alors qu'ils sont entrain d'enjoliver l'incontournable sapin de saison, Penny demande à Leonard Hofstadter, son compagnon et à Sheldon Cooper - l'ami de ce dernier - d'évoquer les célébrations de la nativité de leur enfance. Si le premier en garde un souvenir amer, durant lesquelles « austérité » rimait avec « autorité », à cause d'une mère réfrigérante, le second – également traumatisé – décrit la demeure familiale comme une succursale d'un magasin de décorations de Noël.
Au milieu de la conversation, Sheldon se félicite que Beverly Hofstadter - la mère de Leonard – lui rende visite, à l'occasion des fêtes natales. Étonnement complet de Penny, qui se demande quand son petit ami comptait lui annoncer la « bonne nouvelle » ! Les fans de la « sitcom CBS » se souviennent que la psychiatre - également neurobiologiste - avait déjà gratifié son fils de sa présence durant « The Maternal Capacitance », le quinzième épisode de la saison deux. Au vu de la personnalité psychorigide de la scientifique, la rencontre avec Penny - simple serveuse, ayant des velléités de vedettariat - s'était alors déroulé sous de très mauvais auspices !
Sheldon, au contraire du couple d'amoureux, porte une déférente vénération à Beverly Hofstadter, au point de connaître des pans entiers de son existence, que son propre rejeton ignore (opération chirurgicale, divorce d'avec son époux qui l'a quittée pour une serveuse, décès de « Misty », le canidé fidèle, etc). Faisant preuve - au cours de l'épisode - de toujours d'aussi peu d'affection à l'égard de son entourage, Madame Hofstadter ne se déridera qu'après avoir avalée quelques verres d'une boisson enivrante. Le personnage - qui s'apparente d'avantage à un robot tyrannique qu'à un être humain compatissant - se transforme alors en véritable pasionaria. Elle en défait son strict chignon et quitte ses sévères lunettes. L'abus d'alcool la pousse même à langoureusement embrasser Sheldon sur la bouche, lui qui n'en demandait pas tant !
La rigide Beverly Hofstadter est – de nouveau - l'attraction incontournable de ce dernier épisode de « The Big Bang Theory ». Il faut dire que sa personnalité entière et trempée la prédispose à être le centre d'intérêt de l'histoire. Ses réparties cinglantes et sa sincérité foudroyante en font « un soleil froid », autour duquel les autres protagonistes ne représentent que de chétives planètes, malmenées au gré des rayonnement de ce dernier. Suranalysant la moindre situation, tel un ordinateur à synthèse vocale, elle veut à tout prix que les deux amis de son fils - Howard Wolowitz et Rajesh Koothrappali – forment un couple d'homosexuels refoulés. Et la timidité de l'Indien - qui susurre à l'oreille de ses compagnons, en présence du sexe opposé – ne détrompent pas les pronostics de la psychiatre.
« The Maternal Congruence » est donc une totale réussite. Ce rendez-vous ne succombe pas aux défections passagères qu'avait connu le précédent – à savoir un démarrage en trombe, suivi de soubresauts qualitatifs variables.
mardi 15 décembre 2009
« The Big Bang Theory » : « The Maternal Congruence » (3x11)
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