vendredi 11 décembre 2009

« Fringe » « Grey Matters » : (2x10)


Au sein d'un établissement de santé mentale de Philadelphie, un chirurgien improvisé pratique une opération à « crâne ouvert » sur un patient atteint de troubles mentaux. Il lui retire une partie de son cerveau, qu'il plonge dans une substance vitalisante. Pendant ce temps, deux de ses collègues surveillent les parages. Bientôt dérangés dans leurs macabres tâches par des membres du personnel de nuit, les trois hommes laissent derrière eux quelques cadavres, ainsi que Joseph Slater - désemparé - la paroi crânienne ouverte et le cerveau à l'air.

Quelques jours plus tard, c'est un individu totalement débarrassé de ses souffrances psychologiques que le trio de la « Division Fringe » - l'agent du FBI, Olivia Dunham, accompagnée de Peter et de Walter Bishop – rencontre. Ce dernier, savant émérite mais dérangé, a passé dix-sept ans de sa vie au sein de l'hôpital Saint-Claire. La visite d'un endroit similaire le met donc mal à l'aise !

L'agent Dunham – qui possède une mémoire phénoménale des visages – retrouve rapidement l'identité du « chirurgien » néophyte, grâce à la caméra de surveillance, qui a enregistré le départ du trio. Il s'agit de Thomas Jerome Newton, dont la tête, a été dérobé dans un institut cryogénique et rattaché à un corps de substitution (lire la notule concernant l'épisode « Momentum Deferred » (2x04), pour plus de détails). Désormais doté d'une belle chevelure et d'un teint frais, ce transfuge d'un monde parallèle, possède - gravé sur son crâne - une marque spécifique qui en fait, un guerrier ultime et particulièrement dangereux.

Au cours de leur enquête, notre trio de l'étrange découvre que deux autres malades - atteints de troubles psychiatriques - ont également subi l'ablation similaire d'une partie de leur cerveau, située dans l'hypothalamus.

Même s'il n'en possède aucun souvenir, Walter constate – avec amertume - que durant sa longue convalescence psychiatrique, personne – pas même son fils – ne lui a rendu visite. En compulsant des dossiers internes à l'établissement, le médecin traitant de Joseph Slater affirme pourtant le contraire. Un énigmatique Docteur lui a rendu visite à plusieurs reprises. Plus préoccupant, trois veilles marques de sutures sont présentes sur son crâne pour prouver que Walter Bishop - lui aussi - a été victime d'interventions chirurgicales.

A partir de là, la trame scénaristique de « Grey Matters » prend la forme des circonvolutions d'un cerveau humain. « Matières Grises » plonge le téléspectateur dans les méandres d'une enquête dans laquelle le Docteur Bishop représente le centre névralgique et la clé de l'énigme. Laissé sans surveillance, Walter est kidnappé et amené dans sa veille demeure de Cambridge, dans le Massachusetts. En possession des trois parties du cerveau, qui appartiennent à la base au Docteur Bishop, Thomas Jerome Newton veut désespérément réactiver la mémoire du génial scientifique. Ce dernier a découvert le moyen de créer un portail interdimensionnel qui relie son monde à la terre parallèle dans laquelle vit désormais son sulfureux confrère et ex-associé, le docteur William Bell.

Ce dixième épisode de « Fringe » possède un scénario « coup de poing », rédigé par Zack Stentz et Ashley Edward Miller, deux nouveaux venus dans l'univers glauque et effrayante de cette série co-créée par Jeffrey Jacob Abrams. Déjà responsables de l'excellent épisode sus-mentionné, le duo réitère, avec brio, leur essai. Ce qui fait la force du programme fantastique - et son intérêt par rapport à des séries déshumanisées diffusées sur des chaînes concurrentes, c.f. « ABC ») - c'est l'empathie développée par le quatuor de protagonistes et l'amour chaleureux qu'ils se portent (même si souvent, l'agent et laborantine Astrid Farnsworth, se tient en retrait).

En dépit de la puce « GPS » - en silicone - que Walter s'est fait implanter dans l'épisode précédent – et que les kidnappeurs ont découvert - Peter Bishop est furieux à l'idée de perdre la trace de son père, désormais à la merci des ravisseurs. Davantage, le jeune homme s'en veut d'avoir fait preuve à son égard d'un manque flagrant d'amour filial et de n'avoir jamais rendu la moindre visite à l'homme désorienté et effrayé, qu'il était alors (et qu'il est toujours, aujourd'hui).

Même si elle présente des excuses de façades à son supérieur hiérarchique - le monolithique mais compréhensif Phillip Broyles - l'agent Dunham ne regrette pas, un instant, d'avoir laissé ses sentiments à l'égard de Walter Bishop prendre le pas sur sa mission, qui était d'appréhender le malfaiteur d'un monde parallèle. Cette décision intervient, en quasi-clôture d'épisode, quand Olivia doit choisir entre sauver la vie de son ami - victime d'une neurotoxine que Newton lui a injecté pour couvrir sa fuite - ou arrêter le criminel.

L'acteur Leonard Nimoy – alias William Bell – nous gratifie de sa présence, lors d'une apparition éclair qui se déroule durant l'épilogue de épisode. Elle laisse le téléspectateur dubitatif, quant aux relations déconcertantes qui unissent les deux savants !

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