mercredi 9 décembre 2009

« Better Off Ted » : « Love Blurts » (2x01)


S'il y a pas bien une série - même de format court - dont le téléspectateur ne s'attendait pas à voir réapparaitre sur la lucarne de son petit écran, il s'agissait bien de « Better Off Ted ». Mon étonnement fut donc total, à l'annonce de ce nouvel épisode de « Season premiere » !


« Better Off Ted » est un modeste (euphémisme) programme « made in ABC », créé par Victor Fresco. La saison une de cette « sitcom » proposait un panel de personnages caricaturaux, à la psychologie faiblement ébauchée. Même si elle possédait une atmosphère fraiche - qui oscillait constamment entre exaltation et décontraction - son message indigent et sa morale expéditive en point d'exclamation final avaient souvent du mal a convaincre son auditoire. Je n'ose aborder le thème de l'humour « pince sans rire », qui louchait éhontément vers celui - anglo-saxon et non-sensique - des Monty Python, mais version « cacochyme » ! Cette sensation est confortée par son thème musical chaloupé, qui rappelle – à dessein – celui du long-métrage de Terry Gilliam, « Brazil ».

« Better Off Ted » fut lancé, approximativement, à la même période que d'autres programmes de contenu similaire. Je fais référence à « Parks & Recreations (« NBC ») - et dont, entre-temps, j'ai révisé mon appréciation à la hausse (même si la saison deux de ce « documenteur » fait rarement des étincelles), mais surtout de l'excellentissime « Party Down » (« Starz ») et dont une deuxième livraison était annoncée bien avant que la première ne se termine. Apparemment, cette nouvelle mouture semble s'être définitivement perdue dans les limbes du « Triangle des Bermudes » des programmes télévisuels.

Mais assez de digressions, et focalisons-nous sur le premier épisode de la saison deux de « Better Off Ted », qui devrait – normalement - être suivi de douze petits camarades ! « Love Blurts » est – pour le téléspectateur - l'occasion de prendre - ou de reprendre - contact avec les anciens personnages de la « sitcom ». Il retrouve la blonde Veronica Palmer, la chef de service autoritaire de « Veridian Dynamics », Ted Crisp, le séduisant responsable « Recherches & Développements » de l'entreprise, Linda Katherine Zwordling, la charmante « testeuse » du département et le duo bicolore composé des deux scientifiques inséparables, j'ai nommé Phil Myman (le sel) et Lem Hewitt (le poivre). L'épisode introduit deux nouveaux personnages en la personne de Danielle, une blonde sexy et désinhibée et de Greg, un sémillant afro-américain au crâne rasé.

« Wheee... Love is in the air ! » est un effrayant programme à la « Meilleur des Mondes » et dont « Veridian Dynamics » a le secret ! Son but est de désigner pour chaque employé de la firme un partenaire génétiquement compatible, afin de livrer au monde et - à la compagnie elle-même – des enfants parfaits et de futurs consommateurs viables. Car « VD » possède une vision dystopique de la société !

Réfractaires, comme à l'accoutumée, Ted et Linda – un moment amants dans la première saison – refusent de se prêter au test sordide et amorale. Mais quand le premier rencontre Danielle, il succombe au charme de la dame et change radicalement d'avis sur la question. La seconde apprend l'ignoble vérité et furieuse décide de rencontrer son alter-égo, le charmant et gentleman Greg.

Lem Hewitt – à la fois étonné et effrayé - découvre que son employeur, au chignon toujours aussi impeccable, désire prélever un échantillon de son sperme, qu'elle souhaite congeler, pour utilisation ultérieure. Elle ne souhaite pas d'enfants pour le moment et, dans un élan de générosité, elle veut faire profiter sœurs et amies de la riche semence du scientifique à l'ascendance prestigieuse.

Quant à l'étique Phil Myman, le programme – péremptoire - lui conseille de pratiquer une vasectomie, car ses chances de trouver une partenaire compatible sont proches du zéro absolu. L'infortuné savant a beau chercher au sein des ramifications de son arbre généalogique, des aïeux héroïque à même de contredire la décision, il n'en trouve point !

« La morale expéditive en point d'exclamation final » - dont je fais allusion précédemment - ne tarde pas à tomber ! « Wheee... Love is in the air ! » s'avère être un programme calamiteux, qui ne fonctionne pas. L'amour – avec un grand « A » - ressemble davantage à une alchimie complexe qu'à une vulgaire histoire de compatibilité génétique de l'ADN des individus.

« Love Blurts » est une épisode à la trame narrative très agressive et très serrée. Il est mené tambour-battant et ses répliques - qui fusent de toutes parts – sont assenées sans temps mort. Programme « fast food », « Better Off Ted » ne peut être apprécié, qu'ainsi, c'est-à-dire dans la précipitation d'une consommation boulimique et irréfléchie !

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