Nouvelle série produite par « HBO », « How to Make It in America » suit le destin tortueux de deux jeunes new-yorkais qui désirent accéder au rêve américain : crouler sous les billets verts et s'entourer de ravissantes créatures filiformes. Amis d'enfance, Ben Epstein et Cameron Calderon sont bien loin de réaliser cette utopie que quelques connaissances ont déjà atteinte !
C'est à reculons, que le premier suit le second dans son désir de lancer sa propre marque de « jeans vintage », les « Crisp ». Tous les chemins que le duo emprunte se terminent par des voix sans issue, même lorsqu'il est introduit - au cours d'un diner branché - auprès d'un célèbre créateur de mode. L'univers que Ben et « Cam » désirent pénétrer n'est constitué que d'apparences trompeuses, de piques-assiettes serviles et de fieffés menteurs. Le patron d'une boutique de vêtements les dirigent vers une fausse adresse, un sous-fifre - qui craint qu'ils viennent empiéter sur son territoire - les invite à lâcher l'affaire.
Même l'amour leurs file entre les doigts. C'est en vain que Ben essaie de reconquérir le coeur de Rachel - son ancienne petite amie - qui lui préfère la compagnie sécurisante d'un « golden boy ».
Récemment libéré de prison, Rene Calderon – le cousin de « Cam » - s'achète une conduite. Il se lance également dans les affaires, celles d'une boisson énergisante. Il reprend contact avec le prêtre de sa paroisse et il promet à sa mère de lui faire quitter le quartier miséreux dans lequel elle demeure. Des adolescents de son voisinage le prennent pour un caïd et lui témoigne respect et déférence. Difficilement, son jeune parent lui rembourse l'argent prêté.
« How to Make It in America » possède la « tchatche » gratuite d'un bonimenteur de rue et elle donne dans la posture gratuite, histoire de masquer le vide de son propos. Si cette déshérence et cette vacuité sert le propos de Ian Edelman - le « showrunner » - qui démontre ainsi que la réussite « made in America » est généralement une « coquille vide » - voire une quête impossible - cette tendance neurasthénique risque, assez rapidement, d'irriter le téléspectateur.
Il lui est donc difficile d'adhérer totalement à l'intrigue de cette série - ressuccès plutôt tiède de « Entourage », un autre programme co-produit par l'acteur Mark Wahlberg. C'est donc - Mi figue, mi raisin – qu'il suit les pérégrinations des protagonistes, déambulant dans cette jungle urbaine, aux sons dune musique « Hip-Hop » (« Gold Chains » ou « A Tribe Called Quest») et de clichés picturaux et bigarrés de la « Big Apple » !
lundi 22 février 2010
« How to Make It in America » : « Crisp » (1x02)
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