dimanche 21 février 2010

« Less Than Kind » : « Third Death's a Charm » (2x01)


Suite à l'appel téléphonique de l'établissement médical dans lequel Sam Blecher est hospitalisé, Anne, son épouse et ses enfants - Sheldon et Benjamin Arthur – rendent, au malade, une ultime visite. Clara - la soeur cadette d'Anne – fait également partie de l'expédition. Après une série de pets interminables - qui signifient que le mourant est sur le point de quitter ce monde - ce dernier revient miraculeusement à la vie. Au grand dam du médecin en charge du patient, cet artifice se reproduit à plusieurs reprises.

Le reste de l'intrigue de « Third Death's a Charm » - si on peut lui donner cette appellation usurpée - se déroule en huis-clos, dans l'enceinte hospitalière. Sur fond de démêlées familiales, le docteur Sheasgreen passe son temps à consoler les Blecher et à se perdre en conjectures sur les départs à répétition du patriarche.

Les Blecher sont décrits comme une famille dysfonctionnelle - mais soudée - autour du personnage de Sam, un individu cacochyme et sordide. Le reste de la parenté est à l'avenant. Sheldon – quinze ans – est un adolescent obèse au physique ingrat et au faciès inexpressif. Son principal but dans la vie est d'ingurgiter des quantités constantes et pantagruéliques de nourritures diverses. Benjamin Arthur - son aînée – est un aspirant acteur qui donne - à son père alité et à une infirmière alarmée - une facette de son piètre talent, en simulant un malaise cardiaque. Le fait que la famille Blecher soit de confession juive n'apporte aucune plus-value à l'histoire, hormis – peut-être – de flatter les convictions de Marvin Kaye et Chris Sheasgreen - les « showrunners » - qui la partagent aussi.

Que penser d'une série - même canadienne - qui débute par le bruit de flatulences d'un agonisant qui ne contrôle plus ses activités physiologiques ? Programme mystérieusement bardé de prix - décernés par la profession et la critique - la vision de sa « season premiere » laisse le téléspectateur dubitatif.

Diffusée sur les antennes de « HBO Canada », « Less Than Kind » - dont l'action se déroule à Winnipeg, la capitale du Manitoba - est digne des pires programmes britanniques les plus affligeants qu'il m'a été donné de voir. L'intrigue est inexistante et le jeu des acteurs est pitoyable - en dépit du fait qu'eux aussi ont également été récompensés. La grande question consiste à savoir comment une production aussi médiocre a pu passer le cap d'une deuxième saison, voire même arriver au terme de sa première ! Visionner « Third Death's a Charm » revient à perdre - en pure perte - vingt trois minutes de sa vie.

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