A la manière d'un duo d'inspecteurs de police bien rodé, les frères Fitzgerald dirigent le « Players », un bar à thématique sportive. Si Bruce – l'ainé désinvolte – tient le rôle du « bon flic », Ken – son cadet autoritaire – endosse celui du méchant ! Ce comportement est bien pratique lorsque l'on a sous ses ordres une équipe d'employés plutôt indisciplinés. Barb et Krista composent le duo de serveuses et Calvin tient le rôle du barman déboussolé. Hickey – un policier à la retraite – fait office de pilier de bar, mais aussi – à la manière d'un Jiminy Cricket - sert de conscience à Bruce.
L'intrigue du pilote évolue autour de la mère de Krista. Cet dernière demande à Bruce, si le temps d'une journée, elle pourrait endosser - à la place de Ken - le rôle de manager. En effet, la serveuse a fait croire à sa mère, qu'elle occupait ce poste privilégié au sein de l'établissement. Si Bruce – conciliant – n'y voit aucun inconvénient, Ken éprouve des réticences à l'égard de cette idée farfelue. Quand son ainé lui confie que cette largesse d'esprit lui permettra de s'attirer les bonnes grâces de l'équipe - qui ne l'apprécie guère - le cadet accepte la proposition. Les choses s'enveniment rapidement quand le séjour maternel se prolonge d'une semaine et que la serveuse dépasse les bornes. Elle traite Ken comme un domestique corvéable à souhait et prétend, de plus, qu'il est est son actuel compagnon.
De son côté, Bruce est malmené par Tony Maroni. Ce client – mythomane et manipulateur – prétend, constamment, qu'il va l'inviter à des soirées qu'il organise. Non content de ne jamais le rappeler, il pousse le sadisme jusqu'à demander à l'affable barbu de composer son propre numéro de téléphone sur son portable. Hickey tente de convaincre Bruce de ne plus se laisser berner par ce subterfuge, mais en vain !
Créée, écrite et interprété par Matt Walsh – un acteur de second rôle, qui joue le rôle de Bruce Fitzgerald, « Players » est une nouvelle série diffusée sur les antennes de « Spike ». Division de « MTV Networks », les programmes de cette chaîne se destinent (je cite) à un public de « jeunes mâles adultes ». Tout un programme !
« Sitcom » oblige, la série se déroule dans le décor unique et étriqué des locaux du « Players ». Si les rires en boîtes sont épargnés au téléspectateur, ce dernier a droit – en revanche – à des « bips » de censures, afin de masquer les propos grossiers tenus par les protagonistes, qui sont souvent féminines, d'ailleurs ! Outre des effets de « zoom » et d'utilisation de caméras chaotiques – dans la lignée des « documenteurs », en vogue actuellement - « Players » bénéficie d'un scénario étique et d'un humour indigent, qui navigue au ras des pâquerettes.
Si le téléspectateur veut se plonger dans l'ambiance d'un bar convivial, je lui conseille plutôt de ressortir ses vieux épisodes de « Cheers », diffusée sur « NBC ». Cette « sitcom » de qualité – outre d'avoir bénéficiée de onze saisons – a donné également naissance à deux « spin-off », « Frasier » et « The Tortellis ». J'ai revu récemment ses quatre premières livraisons – qui datent des années quatre-vingts - et elles n'ont pas pris une ride. Enfin, presque !
samedi 6 mars 2010
« Players » : « Krista's Mom » (Pilote)
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