Après un mariage désastreux avec Seth Holt – un musicien de « rock » torturé - Sarah Braverman (Lauren Graham/« Gilmore Girls ») et ses deux adolescents - Amber, son ainée insoumise et Drew, son cadet taciturne – quittent Fresno pour s'installer à Berkeley - villes toutes deux situées en Californie. Accueilli dans l'immense demeure familiale de Camille et de Zeek Braverman – ses parents – Sarah et ses enfants tentent de redémarrer une nouvelle vie.
Le trio est chaleureusement accueilli par une fratrie hétéroclite, mais soudée. Cette dernière est composée du volontariste frère ainé, Adam Braverman (Peter Krause/« Six Feet Under », « Dirty Sexy Money »), de Julia Braverman-Graham, l'audacieuse soeur avocate et de Crosby, le cadet de la famille, un ingénieur du son. Femme, mari, compagne et enfants des proches viennent compléter le tableau coloré de cette famille américaine élargie.
Si les deux premiers protagonistes mènent une existence familiale relativement équilibrée, le dernier connait une relation houleuse avec Katie. Face au comportement immature de son compagnon – qui refuse, malgré la trentaine, d'assumer une paternité – la jeune femme fait appel à l'insémination artificielle.
L'histoire serait inconsistance si les Holt étaient les seuls à rencontrer des problèmes. Dès son arrivée, Sarah Braverman renoue avec Jim Kazinsky - un amour de jeunesse, devenu chauve et ventripotent - et Drew tente de retourner vivre auprès de son père, à Fresno. De leurs côtés, Adam et Kristina Braverman apprennent que Max - leur jeune fils, aux traits féminins – est sujet à de l'autisme infantile. Crosby – qui se croyait un éternel adolescent – découvre que, de son ancienne passion avec Jasmine Trussell - une svelte afro-américaine - est né un garçonnet, prénommé Jabbar.
Comme le téléspectateur peut s'en rendre compte - au seul déroulé des protagonistes présentés ci-dessus - « Parenthood » est l'archétype de l' « ensemble show » à l'américaine. Décrire ce nouveau programme « NBC » comme une « série chorale » (sa traduction française), relève du doux euphémisme. Le casting interminable frôle carrément l'invasion de criquets ! Les cinquante minutes que durent le pilote sont juste suffisantes pour faire connaissance avec les Braverman et avec leur environnement socio-professionnel.
De part cette débauche de personnages, ce premier contact avec les membres de « Parenthood » se relevé souvent indigeste. Afin d'immerger son audience dans ce maelström relationnel - et lui donner l'impression d'en faire viscéralement partie - Jason Katims - le créateur de cette série, notamment produite par Ron Howard – multiplie les scènes dans lesquelles les rebondissements se disputent à l'exaltation. Mélodramatique à souhait, la série propose un très large éventail de profils psychologiques, à même d'attiser l'intérêt de l'audience parentale à laquelle elle s'adresse.
Tiré d'un long-métrage éponyme, réalisé par le cinéaste aux tâches de rousseur - en 1989, « Parenthood » a déjà bénéficié d'une première adaptation télévisuelle au succès éphémère - douze épisodes - diffusée sur la même chaîne (1990). Le parcours du « showrunner de cette nouvelle adaptation est plutôt hétérogène, puisque ce dernier a travaillé sur des programmes tels que « Roswell », « My So-Called Life » ou « Boston Public ».
En dépit de cette première prise de contact frénétique, souhaitons - tout de même - à son « relaunch » une existence plus longue et plus prospère qu'à son prédécesseur !
dimanche 7 mars 2010
« Parenthood » (2010) : « Pilote »
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