Henley Boone s'installe à Haplin - un comté du réfrigérant Minnesota - dans lequel sa défunte mère a grandi. La citadine vingtennaire projette d'ouvrir une échoppe de bougies, grâce à l'héritage que cette dernière lui a léguée. Chaleureusement accueillie par Dot Meadows, la jeune femme s'installe dans le manoir de cette « veuve joyeuse », transformé en luxueuse maison d'hôte. Henley y rencontre un quatuor de douairières huppées et Merritt Grieves, un individu excentrique. Archétype du gentleman anglais, le seul résident masculin des lieux est propriétaire de « The House of Ushers ». Référence au film fantastique de Roger Corman – inspiré d'une nouvelle d'Edgar Allan Poe - son magasin consiste en une opulente mine cinématographique, dédiée aux trésors oubliés – voire occultes - du septième art.
Mais Haplin – que ses habitants influents surnomment injustement « Happy Town » - ressemble à une carte postale, à l'iconographie trompeuse. Derrière cette façade idyllique se trame de tragiques évènements. Un énigmatique individu – que la communauté désigne sous le terme de « The Magic Man » - a kidnappé – à date précise – sept résidents. Parmi les disparus, se trouve Addie, la fillette de John Haplin, le propriétaire de « Our Daily Baking and Confectionary ». Cette boulangerie industrielle embauche de nombreux habitants de la ville, dont Rachel – l'épouse de Tommy Conroy, le shérif adjoint - dont le supérieur hiérarchique n'est autre que son père, Griffin Conroy.
Au cours du prologue de « In This Home on Ice », un crime sanglant est nuitamment perpétré sur la personne de Jerry Friddle - un citadin dépravé - dont la femme est une collègue de travail de Rachel. Un énigmatique symbole, tagué sur les murs de nombreux édifices de Haplin - et sur l'épaule droite d'Henley - la présence dérangeante des Stiviletto – une sordide fratrie qui demeure aux confins de la ville, le personnage de Chloe - dont le prénom est prononcé à maintes reprises par un shérif principal en transe, un troisième étage que l'hôte interdit formellement à sa nouvelle pensionnaire de visiter, ainsi qu'une pléthore d'autres mystères, finissent de ponctuer l'intrigue étoffée de cette « ensemble show » labyrinthique.
Nouvelle production « ABC » (encore !), « Happy Town » est attendue par le sériephile averti depuis de nombreux mois. Créée par Josh Appelbaum, Andre Nemec et Scott Rosenberg, elle est présentée comme un nouveau « Twin Peaks », la mythique série des années 90 - diffusée sur la même chaîne. Si - comme le veut le proverbe - « on ne juge pas un livre à sa couverture », doit-on le faire à la vision du seul pilote ? Pourtant – sans vouloir préjuger de la suite des évènements - le téléspectateur pressent qu'il n'est pas en présence d'un chef-d'œuvre impérissable à la David Lynch ! La notion d'« inquiétante étrangeté » - présente dans les productions du « James Stewart from Mars » - est ici remplacée par une myriade de clichés, qui s'étalent déjà dès l'ouverture de l'épisode ! Je rajouterais - à la célèbre référence susmentionnée - celle de « Harper's Island », la pitoyable gabegie « CBS », dont l'action « grand-guignolesque » se déroulait sur une île inhospitalière.
Après « FlashForward » et « V 2009 », « ABC » enrichit un menu déjà fourni d'un troisième « blockbuster » télévisuel. Tous les ingrédients indispensables sont réunis pour que la sauce prenne ! Leur seule présence suffira-t-elle à faire de ce nouveau met un plat consistant et – surtout - suffisamment digeste pour que le téléspectateur ne soit pas rapidement pris d'écœurement ? Si - nouveauté oblige - le pilote se laisse « léthargiquement » visionner, je considère que les prémisses présentes dans « In This Home on Ice » ne sont guère annonciatrices de lendemains qui chantent !
jeudi 29 avril 2010
« Happy Town » : « In This Home on Ice » (Pilote)
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