Jackie Peyton est furieuse que Kevin a accompagné Ginny Flynn - une irritante amie d'enfance - à une séance de cinéma collective, en compagnie de leurs filles respectives. Trahie, l'infirmière urgentiste décide de rendre à son époux la monnaie de sa pièce. Alors qu'elle repousse ses avances - depuis qu'ils ne travaillent plus ensemble au sein du « All Saints' Hospital » - Jackie recontacte Eddie Walzer - son ancien amant. Elle l'invite à une projection du film « Alice au pays des merveilles » et - à l'image du personnage de Lewis Carroll – l'aide-soignante (re)traverse le miroir... de l'extraconjugalité !
Après une nuit torride, l'infirmière se réveille au côté du bienheureux pharmacien, bercée par les sonorités crépitantes et surannés de disques vynils. Si – depuis le temps – le téléspectateur sait que la protagoniste de « Nurse Jackie » n'agit pas dans la demi-mesure, cette situation de « quid pro quo » - soit, « un prêté pour un rendu » - est disproportionnée, voire totalement mesquine ! Mais faut-il croire la femme adultère, lorsqu'elle avoue à Eddie : « Je suis ici parce que je t'aime, et non parce que tu as accès à des médicaments » ?
Bienheureux, Kevin ignore tout de cette « étrange triangle amoureux » - terriblement glauque - dans lequel il se trouve ! A demeure, il veille au bien-être de Fiona et de Grace - ses charmantes filles - et à celui de Kaitlyn Flynn, aussi acerbe que sa génitrice !
A un arrêt d'autobus - situé sur le chemin de son travail - Jackie découvre une publicité vantant les mérites de l'établissement médical dans lequel elle est employé ! Le docteur Fitch Cooper – son ennemi irréductible, mais aussi médecin en vue, au sein de la presse chirurgicale new-yorkaise – pose, un sourire radieux rivé aux lèvres, un stéthoscope pendu autour du cou. L'accroche de l'affiche est on ne peut plus ridicule : « If looks could cure ».
L'intrigue de « Bleeding », dont l'action – je le répète – se situe au sein d'un établissement médical catholique - multiplie les références bibliques cyniques, voire carrément sacrilèges ! Dans le hall de l'hôpital, Gloria Akalitus installe une découpe en carton du docteur Cooper... juste en face de la statue bienveillante du Christ. L'administratrice interdit à Jackie de détériorer l'effigie, mais en vain ; cette dernière est rapidement souillée d'un « I Grab Boobs ». Un patient – transpercé à la poitrine par une flèche – tirée, par un riche excentrique, depuis le toit d'un l'immeuble - renvoie à Saint Sébastien - un martyr romain, représenté dans l'iconographie catholique, ligoté à un poteau, le corps transpercé de flèches !
Comble de l'ironie, le chauffeur contrit du nabab se rend à l'hôpital – non pour s'excuser de l'acte répréhensible auquel son employeur s'est rendu coupable – mais pour récupérer le projectile qui lui appartient ! Furieuse, Jackie le restitue au factotum, après avoir profondément éraflée la carrosserie de la Mercedes de luxe !
A l'image d'autres épisodes de « Nurse Jackie », « Bleeding » est ponctué d'une myriade d'événements qu'il serait vain de décrire d'une manière exhaustive, au coeur de cette notule. Les moindres n'étant pas la montée en puissance – et « en gueule » – de Zoey Barkow, dont le comportement hystérique frôle souvent le ridicule ! Le docteur Eleanor O'Hara reçoit la visite d'une ancienne compagne – ce qui corrobore la bisexualité de la chirurgienne britannique, légèrement virago. Pour clôturer l'épisode, Jackie réalise - sur l'avant-bras de sa cadette - un faux plâtre, en cadeau d'anniversaire ! Et dire que de nos jours, les enfants ne sont jamais satisfaits des présents onéreux que leurs parents leurs offrent !
mercredi 28 avril 2010
« Nurse Jackie » : « Bleeding » (2x06)
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