Parmi les rares programmes courts - proposés à l'époque sur l'ensemble des chaînes américaines - « Party Down » fut – dés le départ - celle vers lequel mon cœur penchait. Pris en étau entre « Better off Ted » (« ABC ») et « Parks & Recreation » (« NBC »), le choix n'était – d'ailleurs - pas difficile à assumer. Dès la diffusion de « Willow Canyon Homeowners Annual Party » - son pilote, sorti en mars 2009 – l'univers personnel que la série distillait éveilla mon intérêt !
Pour le téléspectateur - qui aurait manqué la première saison - rappelons que « Party Down » fut lancé sous l'égide de Rob Thomas – le créateur de « Veronica Mars ». Produite par « Starz » - la petite chaîne qui monte (voir l'actuel « Spartacus : Blood and Sand ») - l'intrigue de la série évoluait autour d'un sextuor d'apprentis acteurs et scénaristes. Dans l'attente de voir leur nom s'étaler en haut de l'affiche, ces derniers arrondissaient leur fin de mois, en proposant leurs exécrable service dans le domaine de la restauration. Leur devise « Party Down : Nous somme des professionnels de la réception ! » tenait davantage du vœu pieux que de l'évidence.
Sous la supervision bienveillante de Ron Donald - le responsable d'équipe de l'époque - Henry Pollard, Casey Klein, Constance Carmel (remplacée, en fin de saison, par Bobbie St. Brown), Kyle Bradway et Roman DeBeers – tentaient – contre vents et marées – de répondre aux besoins des invités des fêtes et célébrations dans lesquelles ils officiaient.
Durant « Stennheiser-Pong Wedding Reception » - le « season finale » de la première livraison – des éléments narratifs se restructuraient, annonçant les évènements futurs. Henry Pollard a désormais renoncé à sa carrière d'acteur et il dirige - à temps complet - les activités de « Party Down ». Après une croisière de six mois - à bord d'un paquebot de luxe - Casey Klein - son « flirt » du moment – réintroduit l'équipe. La truculente Bobbie St. Brown a laissé sa place à Lydia Dunfree, personnage beaucoup plus effacé. Tim – un serveur de petite taille – est remercié dès la première scène de « Jackal Onassis Backstage Party » et Dennis, à la fin de l'épisode. Ron Donald - totalement transfiguré par le lancement de « Soup 'r Crackers », sa propre franchise - supplie Henry de lui restituer le poste qu'il a abandonné.
Une fois cette piqure de rappel effectuée, focalisons-nous sur le présent épisode ! Comme son titre l'indique, l'équipe de « Party Down » nous entraine dans les coulisses d'un concert de Jackal Onassis, rock-star décadente, dont l'accoutrement excentrique n'est pas sans évoquer celle de Marylin Manson - l'ennemi public numéro un des Etats-Unis (sic). Las des hordes de groupies qui l'assaillent, une fois sa prestation scénique accomplie, le chanteur demande à Roman DeBeers d'endosser sa tenue vestimentaire criarde, ainsi que son rôle épuisant. Le scénariste/blogueur – qui souffre d'un déficit d'intérêt, de la part de la gente féminine, qui lui préfère Kyle Bradway – accepte l'offre sans rechigner. Si grimé, Roman fait illusion un instant, son blond et insipide collègue demeure un véritable « piège à filles » !
En dépit des efforts déployés, pour relancer l'intérêt du téléspectateur, ce dernier sort dépité de la vision de ce « season premiere ». Son intrigue se focalise davantage sur les comportements ostentatoires et l'excentricité des apparences – celles de Jackal Onassis, mais aussi de Ron Donald, totalement métamorphosé - que sur la profondeur ou l'ingéniosité de son scénario. A trop naviguer en surface et à jouer dans la vaine surenchère, l'épisode a le plus grand mal à convaincre son audience.
La masculine Jane Lynch – qui interprétait, au cours de la première saison, le rôle de Constance Carmell et la frigide Kristen Bell – l'héroïne de « Veronica Mars » - réapparaitront – en « guest-stars » - au cours d'un duo d'épisodes de cette nouvelle livraison.
jeudi 8 avril 2010
« Party Down » : « Jackal Onassis Backstage Party » (2x01)
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