samedi 17 avril 2010

« The Sarah Silverman Program » : « Wowschwitz » (3x10)


Sarah Silverman surprend son chien à croquer un os aussi énorme que lui. Sa maitresse lui ordonne de le ramener à l'endroit où il a trouvé. Doué de pouvoirs inconnus, Doug se téléporte à l'époque préhistorique, où - tous crocs dehors - un Tyrannosaurus rex l'accueille. Le canidé remonte ainsi l'histoire de l'humanité, jusqu'au dénouement de l'épilogue.


De son côté, Paula Silverman ambitionne d'ériger un musée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, à « Valley Village » - quartier résidentiel dans lequel les protagonistes demeurent. Si sa soeur ainée se gausse de sa décision, Jay McPherson - officier de police et époux de Laura - se perd en circonlocutions pour décrire son intérêt pour la Shoah. Paula reproche à Sarah de faire l'impasse sur ce sombre pan de l'histoire de leur peuple.

Un bol de « Smarties » à la main, Steve Myron et Brian Spukowski sont avachis sur le sofa de leur salon. Le premier reproche au second d'avoir perdu son impulsivité légendaire. Alors qu'il « shoppine » au supermarché du coin, le couple homosexuel confond un policier moustachu avec leur ami Jay McPherson. Espiègle, Brian échange l'arme de service du fonctionnaire contre une banane, qu'il glisse dans son holster.

Sarah croise la route d'un vieil ami grabataire, dont le scooter de mobilité - en panne de batterie - bloque la circulation. Avec son automobile, elle propose à Murray de le pousser jusqu'à son domicile. Quelle n'est pas sa surprise de découvrir que l'infirme - suffisamment âgé pour avoir connu la seconde guerre mondiale – est un « ancien » d'Auswitch, également tatoué ! Rancunière et goûtant peu aux récriminations de sa soeur, Sarah utilise la caution que représente le vieil homme pour lancer son projet commémoratif de la Shoah. Mais à l'image de ses amis et voisins « gay », Sarah s'aperçoit – tardivement – de sa terrible méprise.

Aidée de Rob Schrab et de Dan Harmon – les co-créateurs du programme - Sarah Silverman s'amuse à détourner un sujet éprouvant de l'histoire d'un peuple, également connu pour son autodérision. L'actrice – fidèle à son humour nonsensique et extrémiste – pousse l'intrigue de « Wowschwitz » dans des retranchements hilarants. L'épisode utilise avec brio le « paradoxe du grand-père » et la question que pose Johnny Smith – le personnage de « Dead Zone, le roman de Stephen King : « Si vous pouviez remonter le temps, tueriez-vous Adolf Hitler ? ». La réponse est apportée par le chrononaute canin, qui n'hésite pas un instant. Du coup, l'affirmation des négationnistes, selon laquelle « l'holocauste n'est jamais arrivé », prend ici toute sa pertinence !

Excellemment bien scénarisé, « Wowschwitz » consiste en un des meilleurs rendez-vous de la troisième saison de cette production « Comedy Central ». Du coup, il rachète les intrigues - souvent déficientes - de ses récents confrères.

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