mercredi 14 avril 2010

« Glee » : « Hell-O » (1x14)


Après une interruption de quatre mois, « Glee » - production dramatico-musicale de la « FOX » – revient avec ce quatorzième épisode ; « Hell-O » ou bienvenue dans l'enfer climatisé d'une chorale scolaire ! Davantage que celui de la politique, son univers s'avère être le lieu des manipulations multiples et des duperies diverses.


Si son intrigue ne fait guère d'étincelle, l'épisode n'est - en revanche - pas avare en apartés musicaux. Malgré une pause substantielle - qui aurait dû inciter les « showrunners » à la réflexion - la série souffre de travers - maintes fois évoqués - qui affaiblissent considérablement son contenu. Les protagonistes sont sujets à l'incessant flux et reflux des relations humaines. Tous succombent à la « malédiction » qui les poussent à effectuer « un pas en avant, suivi d'un pas en arrière » ! Ce « statu quo » contre-productif devient – à la longue – harassant pour le téléspectateur.

Finn Hudson – leader naturel de tout projet qu'il entreprend – n'en finit pas d'être pris en étau entre Rachel Berry – la « JAP », à l'égo surdimensionnée – et Quinn Fabray – la « WASP », faussement doucereuse. Poussées par une toujours aussi machiavélique Sue Sylvester, la blonde Brittany et la sombre Santana – ses deux « taupes » qui sévissent à l'intérieur de la chorale - lui proposent un rendez-vous en forme de triangle amoureux ! Comment le pauvre garçon peut-il résister à l'attrait de ce pur fantasme masculin !

Apparemment, le « quarterback » de l'équipe de football américain fait des émules ! Will Schuester – le leader de la chorale, débarrassé, pour un temps, de sa compagne Terri – invite Emma Pillsbury – la conseillère d'orientation – à prendre sa place au sein de son foyer et de son cœur. Mais cette dernière – en plus d'être mysophobe – lui avoue qu'elle réserve sa virginité pour l'homme de sa vie. Tiraillé par ses pulsions physiques, le professeur d'espagnol manque de succomber aux charmes d'une consœur manipulatrice.

Rachel Berry – lasse des sentiments pusillanimes qu'éprouve Finn Hudson à son encontre – s'abandonne au charme du meneur d'une chorale adverse. « Cheval de Troie » de l'Épéios féminin susmentionnée, ce dernier est envoyé dans le but de séduire la jeune fille et d'espionner les progrès de « New Directions », la chorale à laquelle la chanteuse appartient.

De nouveau, le téléspectateur appréciera l'ingéniosité diabolique dont fait preuve Sue Sylvester, la responsable de l'équipe des « cheerleaders ». Pour aboutir à ses fins, la Cruella De Vil en survêtement Adidas est prête à toutes les extrémités. Elle couche avec le directeur Figgins, afin de le faire chanter, elle convie d'anciennes chanteuses de chorale – frustrées et fanées - pour pousser Rachel Berry à abandonner son rêve artistique !

Ian Brennan – véritable initiateur de la série et scénariste du présent épisode – multiplie, au sein de son intrigue, les scènes sensuelles, dans le but explicite de « sexualiser » un programme qui s'essouffle légèrement. Plutôt que d'utiliser ce subterfuge pendable, il lui serait plus judicieux de développer – à l'aide de Ryan Murphy et Brad Falchuk, ses deux associés – des histoires qui évitent de se morde indéfiniment la queue ! Fraiche et colorée, à ses débuts, « Glee » prend - avec le recul et son interruption de plusieurs mois – une tournure mièvre et itérative, qui n'augure rien de bon pour la suite des évènements.

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