jeudi 15 juillet 2010

« Psych » : « Romeo and Juliet and Juliet » (5x01)


Shawn Spencer et Burton Guster réapparaissent - sur le petit écran - pour une cinquième saison, à l'occasion de ce « season premiere », intitulé « Romeo and Juliet and Juliet ». Le facétieux détective - prétendument doué de pouvoirs psychiques - et son acolyte – faire-valoir, circonspect et réfléchi - enquêtent sur le kidnapping de la fille de Monsieur Chang.

Notable influent - qui appartient à la communauté asiatique de Santa Barbara - ce dernier entretient également des liens étroits avec les « Triades ». L'enlèvement – qui s'effectue à l'occasion du nouvel an chinois – se déroule au nez et à la barbe des gardes du corps. Le responsable de cet acte « délictueux » est un énigmatique personnage encagoulé et entièrement vêtu de noir !

Comme son titre l'indique, l'épisode se présente comme une version asiatique de « Roméo et Juliette », la célèbre pièce de William Shakespeare. En résumé, son intrigue raconte l'amour impossible qui unit deux jeunes gens, appartenant à des factions rivales et irréconciliables. L'autre « Juliet » - dont le prénom figure dans l'intitulé du titre - n'est autre que Juliet O'Hara, l'inspectrice de police subalterne, qui entretient des relations conflictuelles avec Shawn Spencer. En fin d'épisode, la collaboratrice de Carlton Lassiter viendra sauver l'insupportable personnage, en très mauvaise posture, face à un dangereux adversaire, spécialisé dans l'art séculaire du « Wushu ».

Entre ces deux évènements, Steve Franks – le « showrunner » de cette série « USA Network » et – pour l'occasion – également scénariste et réalisateur de ce présent rendez-vous – délivre au téléspectateur sa désormais recette habituelle, qui a fait le succès de sa création : rebondissements divers et incessants ; humour potache, difficilement supportable au dessus d'un certain « Q.I. » ; sempiternelles mimiques de Burton Guster, mais surtout de Shawn Spencer ; abondances de clichés en tout genre, le plus souvent intentionnels ; gags « slapstick » ; la liste n'étant – hélas pas – exhaustive.

La grande question - qui effleurait déjà mon esprit, à la vision de la quatrième saison - concernait la pérennité d'une production au contenu aussi médiocre et « téléphoné ». A ce stade de comportement itératif, « Psych » ne se contente plus d'être un « formula show » bien rodée, mais propose des rendez-vous qui se limitent à être de vulgaires « copier-coller ». Fort heureusement, « Romeo and Juliet and Juliet » est ponctué de quelques scènes amusantes, mais ces dernières sont tellement rares, que l'épisode semble interminable, aux yeux de son audience. Du coup, la série mériterait grandement à voir son format initial - de presque cinquante minutes – diminuer quasiment de moitié !

L'épisode se termine par l'inévitable bêtisier, composé des scènes ratées. Ce processus provient en ligne droite des long-métrages des frères Farrelly - Peter et Bobby - et de l'archétype du genre, à savoir leur désopilant - bien que désormais suranné - « Dumb and Dumber ». Incontestablement une histoire de goût, la présente série est à réserver – en priorité - aux aficionados de ces « Two americans morons » !

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