Alors qu'elle retire des vêtements à une boutique de teinturier, Andy McNally – l'officier le plus emblématique de la brigade des « nouvelles recrues » de ce « police procedural » - interpelle un voleur de sacs à l'arraché. Dès son prologue, le ton à l'ambiance jeune et effrénée de cette coproduction « ABC » - la chaîne américaine - et de « Canwest Broadcasting » - une consoeur canadienne – est donné.
Comme son titre l'indique, la trame narrative de « Rookie Blue » évolue autour d'un groupe de policiers néophytes, qui vient d'intégrer la « 15th Division » du « Toronto Police Departement ». Chaque membre de ce quintette hétéroclite, appartenant aux deux sexes, se voit attribuer un binôme expérimenté, qui va leurs enseigner les bases du sacerdoce du métier de policier. Comme le capitaine de la brigade l'a précédemment spécifié, leur mission consiste à « servir et à protéger » – naturellement - mais aussi « à ne pas merder » !
Bien entendu, la jeune et jolie Andy fait équipe avec Sam Swarek, un officier dont elle a ruiné – au cours du pilote - la couverture de dealer, que ce dernier s'était durement « tricoté». « Cabocharde comme une Irlandaise », cette fille d'un policier originaire de l'Eire – et désormais à la retraite - n'en fait encore qu'à sa tête. Elle met en puéril la vie de son coéquipier et celle de son informatrice dans l'enquête que le duo mène. S'entendant comme chien et chat, Sam Swarek n'en éprouve pas moins des sentiments amoureux à l'encontre d'Andy McNally.
D'ailleurs, les autres membres du quintette ne sont pas en reste, puisque romance et action - ou inversement – constituent les deux « mamelles » de cette série policière, présentée par Tassie Cameron – la « showrunner » en chef – comme un « Grey's Anatomy dans l'univers des bleus ».
Après un pilote plutôt convaincant – et qui ménageait, avec intelligence, « la chèvre et le chou » - « Mercury Retrograde » passe à la vitesse supérieure. Les évènements sont menées tambour battant, sans qu'une seule seconde de répit ne soit accordée et la bande-son qui accompagne les séquences est omniprésente, et surtout terriblement assourdissante. D'ailleurs, elle met à rudes épreuves les tympans de l'infortuné téléspectateur.
A force de démonstration superfétatoire, l'épisode se visionne d'un œil hagard - voire totalement absent. Prétendre que l'intrigue favorise l'action au profit de la psychologie des personnages est un doux euphémisme. Du coup, cette dernière est rapidement survolée et son anémie empêche toute empathie - et donc identification possible – à l'égard de l'ensemble des protagonistes.
« Rookie Blue » représente encore l'exemple flagrant d'une série qui va rapidement passer à la trappe, pour la simple et unique raison que les créateurs ont préféré privilégier la forme au profit du fond, le contenant à celui du contenu. Précédemment intitulée « Copper », cette production estivale possède une existence forcement éphémère et ses épisodes, aussi vite vus, sont aussi rapidement oubliés ! Dommage.
vendredi 2 juillet 2010
« Rookie Blue » : « Mercury Retrograde » (1x02)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire