Je viens de visionner « Target » (« La Cible »), le 2ème épisode de la nouvelle série de Joss Whedon. Le nouvel essai est à vrai dire moins concluant que l’excellent pilote. La qualité en est plus faible, les failles davantage visibles et l’intrigue est plus tirée par les cheveux.
Echo, mandatée pour une nouvelle mission, doit satisfaire les curieuses exigences d’un richissime client, Richard Connell. L’escapade du couple en forêt, d’abord sportive puis amoureuse et sexuelle, se transforme bien vite en cauchemar. L’infortunée Active est poursuivie et chassée dans les bois telle une vulgaire biche (dont elle a d’ailleurs les yeux et le regard). Un revirement de situation intervient et hop ! Le mystérieux psychopathe, de chasseur devient la proie. En réalité, on apprend qu’il teste Echo afin de savoir si elle est à la hauteur d’une énigmatique mission. Sa mort prouve que cela semble bien être le cas !
L’épisode use et abuse du procédé de « flash-back » pour nous éclairer sur le passé de la « Dollhouse » (notamment l’introduction de Boyd Langdon, nouveau protecteur d’Echo). Sa surexploitation nuit à la linéarité de l’intrigue d’autant que « Target » est assez bavard. On est moins attentif au déroulement de l’intrigue. L’épisode, riche en informations, peine à trouver une orientation franche. Il est à l’image d’Echo dans les bois, désorienté et essoufflé.
L’épisode introduit également le personnage d’Alpha, un Actif particulièrement dangereux et incontrôlable. Il est responsable de nombreuses morts au sein de la « Dollhouse » dont celles de ses semblables et de Samuelson, le précédent garde du corps d’Echo. Le Dr Claire Saunders lui doit sa défiguration.
L’agent du FBI, Paul Ballard, poursuit sa contre-enquête sur l’affaire « D.H. » qui lui tient tant à cœur. Il est tourné constamment en bourrique par ses collègues de bureau qui le charrient à tout-va sur l’existence de cet organisme auquel ils ne croient pas. Ballard s’acharne sur l’Actif Victor, un infiltré dans la mafia russe, programmé par la « D.H. » dans le but de le détourner de son investigation.
Mes craintes concernant le jeu d’actrice d'Eliza Dushku sont hélas fondées. Des lacunes sont nettement perceptibles. Elle a du mal à exprimer et à faire passer certaines émotions fortes, comme la peur ou la colère, ce qui est particulièrement incriminant dans les séquences de « climax ». Je continue aussi de penser que le personnage de Topher Brink n’est pas très crédible dans le rôle de l’investigateur du programme « Dollhouse ». De plus, l’acteur - bien top fade - n’est pas a la hauteur.
« Target » pose donc plus de questions qu’il n’apporte de réponses. C’est un tremplin qui permet de rebondir sur de très nombreuses révélations à venir. Cet épisode charnière étant assez décevant, j’attends donc de voir ce que vont donner les suivants pour constater si le potentiel de la série est réel ou, au contraire, se révèle être un simple feu de paille.
Il est à noter que le générique de « Dollhouse », très réussi, utilise un célèbre « Effet maquette » connu des graphistes sous le nom de «Effet Bokeh ». Il consiste à rendre flou certaines parties de l’image, notamment la périphérie et de laisser la partie centrale nette. Ce procédé pictural colle parfaitement au titre de la série, « La Maison des Poupées ».
vendredi 20 mars 2009
« Dollhouse » : « Target » (épisode 2)
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