En préambule, laissez-moi vous dire que le titre de cette série est un bon gros mensonge. Andy Richter ne contrôle pas du tout l’univers. Le pauvre homme ne possède qu’une mainmise réduite sur son petit monde étriqué, alors « contrôler l’univers », sûrement pas ! Le titre de la série, qui aurait aussi pu s’intituler « Andy Richter et son nombril » est un vœu pieu.
Andy Richter est un trentenaire rondouillard qui rêve d’être écrivain. Pour l’instant, il se contente de rédiger des manuels techniques pour « Pickering Industries ». Il n’a réussi à publier qu’une nouvelle et il le reconnait, à regret, auprès du fondateur historique de l’entreprise dans laquelle il travaille, Monsieur Pickering. Le fait que ce dernier, âgé de plus de 170 ans, est mort et enterré depuis longtemps, ne semble pas déranger notre rédacteur. Grâce à son imagination débordante, Andy, qui n’en est pas à une contradiction près, s’amuse à réinventer le monde. A de très rares occasions, ce dernier se plie à sa volonté, mais le plus souvent, c’est Andy qui fait le premier pas. Car notre bonhomme est frappé du syndrome que bon nombre de personnes timides et introverties connaissent. Il projette toujours ce qu’il va dire, ne trouve jamais le courage de le faire ou, si tel est le cas, il le fait après coup, quand tout le monde a déserté les lieux. A partir de ce portrait peu flatteur, la mission du créateur de la série est de faire évoluer son protagoniste de telle sorte qu’il perde cette fâcheuse habitude. Car comme vous le diront les scénaristes : « Une histoire, c’est avant tout l’évolution d’un personnage ».
Andy est amoureux fou de l'adorable standardiste Wendy McKay, qui elle-même en pince pour le séduisant Keith, qui lui-même, etc. La ritournelle est bien connue mais elle fait toujours recette. Wendy trouve Andy sympathique, comme c’est souvent le cas avec les individus enrobés et timides, mais sans plus. A force de stratagèmes, notre doux rêveur parviendra néanmoins à ses fins au cours de la saison une, composée de six épisodes. C’est un bon début pour lui. Surtout qu’auparavant il aura réussi à charmer une blonde pulpeuse qui se révélera, in fine, être antisémite. Notre bon Andy est tiraillé entre l’amour qu’il porte à la belle et son travers rédhibitoire qui l’empêche de profiter pleinement de la situation. Pour ménager la chèvre et le chou, et atténuer les affres qui tiraillent sa conscience, Andy rejoint une association confessionnelle dans le but d’aider des personnes juives du troisième âge.
Le personnage le plus charismatique de la série est sans conteste Mr. Pickering. Il a fondé la société dans laquelle Andy travaille en 1880. Au détour d’un couloir, il vient asticoter à l’occasion son malheureux employé pour lui reprocher - pêle-mêle - sa médiocrité, sa lâcheté et une prétendue homosexualité, auquel il croit dur comme fer. Ce vieux radoteur, qui déambule en livrée d’époque, représente la mauvaise conscience d’Andy ou ses penchants refoulés qu’il peut évoquer ouvertement à travers sa « créature ». Mr. Pickering possède la mauvaise manie de dire toujours ce qu’il pense et ses propos sont souvent teintés de racisme et d’antisémitisme sociaux. Bref, un individu peu « politiquement correct ».

Le casting est complété par la charmante Jessica, la responsable d’Andy et par Byron, un nouveau venu dans l’entreprise avec qui il partage à contrecœur son bureau. S’ajoute à ce quintet, deux voisins de palier, Teak and Phil, deux étudiants qui rappellent le duo « Beavis and Butt-head » et qui appartiennent à la même fraternité qu’Andy a fréquenté dix ans auparavant.
C’est Andy Richter, acolyte de Conan O'Brien sur son « talk show », « Late Night with Conan O'Brien » pendant presque une décennie, qui prête ses traits au débonnaire… Andy Richter. M’est avis que « Andy in the Real Life », comique et acteur de son état, ne ressemble en rien à son personnage de fiction, ou alors de très loin.
« Andy Richter Controls the Universe » est une série qui date de 2002 et qui a duré deux saisons. Elle a été créée par Victor Fresco, déjà responsables de programmes comme « The Trouble with Normal », « Life on a Stick » ou du récent « Better Off Ted ».
Le spectateur qui visionne « Andy Richter Controls the Universe » et « Better Off Ted » est frappé par les nombreuses similitudes qui les rapprochent. Dans les deux programmes, Victor Fresco s’amuse à décortiquer les relations de travail au sein d’un grand groupe de technologique de pointe. Les temps ont changé et « Veridian Dynamics », l’entreprise dans laquelle Ted Crispy travaille, possède une ambiance beaucoup plus glaciale et effrayante.
D’ailleurs dans les deux séries, on retrouve le filiforme Jonathan Slavin. Dans la première, il interprété Byron Togler, une collègue de bureau d’Andy, illustrateur de son état, dans la seconde, il endosse la blouse blanche de chercheur et forme avec son acolyte, le duo bicolore et inséparable connu sous le nom de « Phil et Lem ». Dans les deux séries, la supérieure hiérarchique du groupe est une femme, celle de l’univers d’Andy est beaucoup plus humaine que la froide et autoritaire Veronica. Keith et Ted Crispin sont les archétypes des individus sveltes et sémillants qui plaisent tant aux femmes. La « voix off » est abondamment utilisée dans les deux programmes, même si à l’inverse de Ted, Andy ne s’adresse pas directement au spectateur par le biais du « quatrième mur ».
Les deux séries possèdent de plus la patine surannée des « sitcom » des sixties et l’humour gentillet qui les caractérise est lui aussi largement connotée.
« Andy Richter Controls the Universe » est une série éminemment sympathique mais qui, hélas, ne possède pas le potentiel humoristique auquel le spectateur est en droit de s’attendre. En cela, elle rejoint de nouveau « Better Off Ted » qui se laisse regarder mais sans vraiment passionner les foules. Des sourires se dessinent parfois aux commissures des lèvres, mais les bons rires francs ne retentissent jamais. La technique du « smash-cut » ou « coupe franche »est abondamment utilisée. Dans un premier temps, elle présente les séquences fantasmées par Andy, puis celles qui reflètent la réalité. Leur systématisation concourt malheureusement à rendre le procédé bien vite lassant.
Une étrange malédiction frappe les séries créées par Victor Fresco : leur durée de vie n’excède pas deux saisons. Espérons que l’infortuné « showrunner » se fera exorciser et que sa nouvelle création, « Better Off Ted », connaîtra un succès moins malheureux que celui de ses pairs. Pour ses aficionados, ou pour ceux qui souhaiteraient la découvrir, cette série sera de retour dès le 23 juin prochain sur la grille des programmes de la chaîne ABC. C’est la deuxième partie des épisodes qui auraient déjà dû être diffusés qui seront projetés. Aie ! Déjà un mauvais signe !
Andy Richter est un trentenaire rondouillard qui rêve d’être écrivain. Pour l’instant, il se contente de rédiger des manuels techniques pour « Pickering Industries ». Il n’a réussi à publier qu’une nouvelle et il le reconnait, à regret, auprès du fondateur historique de l’entreprise dans laquelle il travaille, Monsieur Pickering. Le fait que ce dernier, âgé de plus de 170 ans, est mort et enterré depuis longtemps, ne semble pas déranger notre rédacteur. Grâce à son imagination débordante, Andy, qui n’en est pas à une contradiction près, s’amuse à réinventer le monde. A de très rares occasions, ce dernier se plie à sa volonté, mais le plus souvent, c’est Andy qui fait le premier pas. Car notre bonhomme est frappé du syndrome que bon nombre de personnes timides et introverties connaissent. Il projette toujours ce qu’il va dire, ne trouve jamais le courage de le faire ou, si tel est le cas, il le fait après coup, quand tout le monde a déserté les lieux. A partir de ce portrait peu flatteur, la mission du créateur de la série est de faire évoluer son protagoniste de telle sorte qu’il perde cette fâcheuse habitude. Car comme vous le diront les scénaristes : « Une histoire, c’est avant tout l’évolution d’un personnage ».
Andy est amoureux fou de l'adorable standardiste Wendy McKay, qui elle-même en pince pour le séduisant Keith, qui lui-même, etc. La ritournelle est bien connue mais elle fait toujours recette. Wendy trouve Andy sympathique, comme c’est souvent le cas avec les individus enrobés et timides, mais sans plus. A force de stratagèmes, notre doux rêveur parviendra néanmoins à ses fins au cours de la saison une, composée de six épisodes. C’est un bon début pour lui. Surtout qu’auparavant il aura réussi à charmer une blonde pulpeuse qui se révélera, in fine, être antisémite. Notre bon Andy est tiraillé entre l’amour qu’il porte à la belle et son travers rédhibitoire qui l’empêche de profiter pleinement de la situation. Pour ménager la chèvre et le chou, et atténuer les affres qui tiraillent sa conscience, Andy rejoint une association confessionnelle dans le but d’aider des personnes juives du troisième âge.
Le personnage le plus charismatique de la série est sans conteste Mr. Pickering. Il a fondé la société dans laquelle Andy travaille en 1880. Au détour d’un couloir, il vient asticoter à l’occasion son malheureux employé pour lui reprocher - pêle-mêle - sa médiocrité, sa lâcheté et une prétendue homosexualité, auquel il croit dur comme fer. Ce vieux radoteur, qui déambule en livrée d’époque, représente la mauvaise conscience d’Andy ou ses penchants refoulés qu’il peut évoquer ouvertement à travers sa « créature ». Mr. Pickering possède la mauvaise manie de dire toujours ce qu’il pense et ses propos sont souvent teintés de racisme et d’antisémitisme sociaux. Bref, un individu peu « politiquement correct ».

Le casting est complété par la charmante Jessica, la responsable d’Andy et par Byron, un nouveau venu dans l’entreprise avec qui il partage à contrecœur son bureau. S’ajoute à ce quintet, deux voisins de palier, Teak and Phil, deux étudiants qui rappellent le duo « Beavis and Butt-head » et qui appartiennent à la même fraternité qu’Andy a fréquenté dix ans auparavant.
C’est Andy Richter, acolyte de Conan O'Brien sur son « talk show », « Late Night with Conan O'Brien » pendant presque une décennie, qui prête ses traits au débonnaire… Andy Richter. M’est avis que « Andy in the Real Life », comique et acteur de son état, ne ressemble en rien à son personnage de fiction, ou alors de très loin.
« Andy Richter Controls the Universe » est une série qui date de 2002 et qui a duré deux saisons. Elle a été créée par Victor Fresco, déjà responsables de programmes comme « The Trouble with Normal », « Life on a Stick » ou du récent « Better Off Ted ».
Le spectateur qui visionne « Andy Richter Controls the Universe » et « Better Off Ted » est frappé par les nombreuses similitudes qui les rapprochent. Dans les deux programmes, Victor Fresco s’amuse à décortiquer les relations de travail au sein d’un grand groupe de technologique de pointe. Les temps ont changé et « Veridian Dynamics », l’entreprise dans laquelle Ted Crispy travaille, possède une ambiance beaucoup plus glaciale et effrayante.
D’ailleurs dans les deux séries, on retrouve le filiforme Jonathan Slavin. Dans la première, il interprété Byron Togler, une collègue de bureau d’Andy, illustrateur de son état, dans la seconde, il endosse la blouse blanche de chercheur et forme avec son acolyte, le duo bicolore et inséparable connu sous le nom de « Phil et Lem ». Dans les deux séries, la supérieure hiérarchique du groupe est une femme, celle de l’univers d’Andy est beaucoup plus humaine que la froide et autoritaire Veronica. Keith et Ted Crispin sont les archétypes des individus sveltes et sémillants qui plaisent tant aux femmes. La « voix off » est abondamment utilisée dans les deux programmes, même si à l’inverse de Ted, Andy ne s’adresse pas directement au spectateur par le biais du « quatrième mur ».
Les deux séries possèdent de plus la patine surannée des « sitcom » des sixties et l’humour gentillet qui les caractérise est lui aussi largement connotée.
« Andy Richter Controls the Universe » est une série éminemment sympathique mais qui, hélas, ne possède pas le potentiel humoristique auquel le spectateur est en droit de s’attendre. En cela, elle rejoint de nouveau « Better Off Ted » qui se laisse regarder mais sans vraiment passionner les foules. Des sourires se dessinent parfois aux commissures des lèvres, mais les bons rires francs ne retentissent jamais. La technique du « smash-cut » ou « coupe franche »est abondamment utilisée. Dans un premier temps, elle présente les séquences fantasmées par Andy, puis celles qui reflètent la réalité. Leur systématisation concourt malheureusement à rendre le procédé bien vite lassant.
Une étrange malédiction frappe les séries créées par Victor Fresco : leur durée de vie n’excède pas deux saisons. Espérons que l’infortuné « showrunner » se fera exorciser et que sa nouvelle création, « Better Off Ted », connaîtra un succès moins malheureux que celui de ses pairs. Pour ses aficionados, ou pour ceux qui souhaiteraient la découvrir, cette série sera de retour dès le 23 juin prochain sur la grille des programmes de la chaîne ABC. C’est la deuxième partie des épisodes qui auraient déjà dû être diffusés qui seront projetés. Aie ! Déjà un mauvais signe !
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