lundi 22 juin 2009

« The Goode Family »: « A Tale of Two Lesbians » (épisode 1x05)


Au supermarché écologique, « One Earth », dans lequel tout est « bio » mais coûte horriblement cher, Helen et Gerald tombe sur l’irritante Margo. Celle-ci leurs présente le couple de lesbiennes huppées qui l'accompagne. Elles invitent les Goode à rejoindre une soirée « arty » et élitiste qu’elles organisent, au grand désespoir de Margo.

Au cours d’une partie de « Charade », Helen doit faire découvrir à son audience le titre du film « La Couleur Pourpre » de Steven Spielberg. Les Goode mettent les deux pieds dans le plat et cette fois-ci, c’est Gerald qui s’y colle. Il donne une réponse qui laisse à penser qu’il serait homophobe. Branle-bas de combats chez le couple, qui craint d’être stigmatiser par l’assemblée à cause de cette bévue.


Comme à chaque épisode maintenant, les Goode vont tenter de démontrer le contraire par tous les moyens. Ils décident d’apparaître en public en compagnie d’un couple de lesbiennes particulièrement typées et masculines. Une des deux femmes est la mère de Kevin, le nouvel petit ami de Bliss.

En effet, lors de leur visite à « One Earth », leur fille biologique en a profité pour leurs présenter un garçon de son âge qui se révèle être un blaireau de la pire espèce, chasseur, buveur de bière et consort. La jeune fille agit ainsi pour contrarier ses parents. Ces derniers se plaignaient que son copain précédent était trop âgé (18 ans) pour sortir avec elle, en dépit du fait qu’il partageait des valeurs communes avec eux.

Ubuntu, le fils adoptif des Goode, se découvre une passion pour le bingo après qu’il a accompagné Ray Johnson, son voisin « africain-américain » à l’église du coin. Malheureusement, il ne peut retirer le lot qu’il a gagné - une rutilante boite à outils - car il n’a que seize ans.

« In fine », les lesbiennes branchées se moqueront des lesbiennes vulgaires, ce qui démontrera qu’elles aussi sont capables de porter des préjugées sur des gens différents. Les Goode, après avoir détesté le couple de viragos, sont en définitif devenus amis avec elle. Encore une fois, tout le monde est à égalité au jeu de l’intolérance.

Le titre de l’épisode est construit sur le modèle d’un roman de Charles Dickens, « A Tale of Two Cities », et renvoie au jeu de devinettes cérébral auquel les Goode et les participants de la soirée jouaient.

« The Goode Family » s’affiche définitivement comme un « formula show » prévisible. 1/ Les Goode se rendent involontairement responsables d’une injustice quelconque : racisme, homophobie, etc. 2/ Ils vont passer le reste de l’épisode à essayer de prouver le contraire. 3/ Après quelques péripéties et bévues diverses, tout va rentrer dans l’ordre. La série est un peu édifiante et les Goode, couple écologiste et conformiste, deviennent irritants à force de se croire meilleurs que les autres.

Les audiences de cette nouvelle série animée de la chaîne « ABC », pourtant signée Mike Judge, créateur de « Beavis and Butt-head » et « King of the Hill » sont catastrophiques. Le programme, beaucoup moins inspiré que ces illustres prédécesseurs, n’arrête pas de semer des téléspectateurs derrière elle. Va-t-elle connaître le même sort que « Sit Down, Shut Up », une série de la « Fox », qui s’est arrêtée en cours de route, après seulement cinq épisodes diffusés ?

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