dimanche 21 juin 2009

« Mental »: « Manic at the Disco » (1x04)


S’atteler à la rédaction d’une notule quand la série qu’elle concerne est décevante est une activité ardue et peu gratifiante.
Heureusement que l’intrigue de ce quatrième épisode de « Mental » est fine comme du papier à cigarette. Cela me permettra d’expédier la tâche plus aisément et de porter un jugement expéditif.


Dania Stephens amène son fils de huit ans, Conor, aux urgences du « Wharton Memorial Hospital », à Los Angeles, après que ce dernier se soit gravement entaillé la main. Alors que l’inévitable docteur Jack Gallagher arpente les couloirs, il aperçoit le tandem. Il note que le gamin ne peut s’empêcher de remuer ses doigts de manière compulsive, comme le ferait un joueur qui actionne la manette de sa console de jeux vidéo. Bien vite, il découvrira que l’enfant souffre de troubles bipolaires. Ce dernier livre un combat intérieur dont il est le protagoniste et qui l’oppose à des hyènes et à des alligators et, plus tard dans l’épisode, à des géants qui veulent le piétiner.

Conor est pris en étau entre un père autoritaire très occupé par son travail et qui s’occupe peu de lui et une mère présente mais effacée. Le spectateur aura compris à la vitesse de la lumière que cette lutte est la représentation interne du conflit qui oppose ses parents.

L’intrigue de ce « Manic at the Disco » est si indigente que les scénaristes-créateurs, Deborah et Dan LeVine, ont du enrichir la trame en utilisant un subterfuge pendable, une imagerie 3D basique pour illustrer l’univers virtuel de l’enfant.

De son côté la responsable de l’hôpital, le Docteur Nora Skoff, doit aussi affronter des problèmes de différents ordres. Elle avoue à un Jack Gallagher attentif et toujours aussi décontracté qu’elle souffre d’un cancer. Cet épisode se focalise plus particulièrement sur les enfants à problèmes puisqu’hormis Conor, il introduit, Aynsley, la fille de Nora. Sa mère découvre sur son ordinateur portable des photos univoques sur lesquelles l’adolescente apparait en tenue érotique.

C’est passablement énervé que le père de Conor débarque à l’hôpital quand il apprend que son fils doit être gardé en observation. Le docteur Gallagher explique sa méthode thérapeutique pour soigner l’enfant mais comme Ian Stephens est sacrément « bas de plafond » et visiblement entêté, il ne veut rien entendre à ses élucubrations de « fiottes ». Il reviendra bien vite à la raison quand Conor fuguera de l’établissement et se réfugiera dans son usine sidérurgique.

Arrivé à ce niveau-là, il ne reste plus que dix minutes avant que l’épisode ne se clôture. C’est toujours à ce moment que Jack Gallagher, tel un joueur de poker particulièrement retors, abat ses cartes. Le médecin reste fidèle à son procédé qui consiste à accompagner ses patients au cœur de leurs dilemmes psychiques et de les en extraire à sa façon inimitable. Il poussera l’enfant dans ses derniers retranchements et, comme par magie, ce dernier sera instantanément délivré de ses démons intérieurs. Ah ! Si les problèmes de l’existence se résolvaient de manière aussi simple que dans un « formula show », l’Homme serait la plus heureuse des créatures.

De nouveau, le spectateur se désespère de n’avoir toujours pas rencontré la mystérieuse et taciturne Rebecca (« Becky » pour les intimes, dont son frère Jack). Mais l’étau se resserre autour d’elle. Dans cet épisode, elle appelle d’une cabine téléphonique et comme elle ne moufte pas, elle se contente juste de souffler, Jack peut entendre les cloches d’une église retentir en fond. Il ne lui reste donc plus à arpenter la minuscule ville de Los Angeles et visiter les sanctuaires religieux qui possèdent une cabine téléphonique à proximité. A vélo, c’est largement faisable !

Au fil des épisodes, il est normal que le spectateur soit moins indulgent avec la qualité des épisodes. De plus, étant donné qu’il est constamment sollicité par une foule d’autres programmes, il est facile pour lui d’aller voir ailleurs. A rythme-là, « Mental » ne va pas faire long feu. Personnellement, je ne peux pas, car comme vous l’avez peut-être remarqué, je m’occupe d’un blog sur les séries, mais vous, vous en avez encore la possibilité. Alors fuyez à toutes jambes et ne vous retournez surtout pas !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Rechercher dans ce blog